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    <title><![CDATA[Le site de Rodolphe Rous (Réformes)]]></title>
    <link>http://www.lyon12.fr/categorie-10733453.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Réformes&quot; du blog &quot;Le site de Rodolphe Rous&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le site de Rodolphe Rous (Réformes)]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/categorie-10733453.html</link>
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    <pubDate>Tue, 29 Jun 2010 23:30:04 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 29 Jun 2010 23:30:04 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.lyon12.fr</copyright>            <category>Réformes</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Premier bilan très positif de la réforme de la Taxe professionnelle]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/article-premier-bilan-tres-positif-de-la-reforme-de-la-taxe-professionnelle-51502549.html</link>        <description><![CDATA[<p></p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    À l'automne dernier, les parlementaires avaient imposé au gouvernement que la réforme de la taxe professionnelle (TP) soit analysée de nouveau en détail au printemps 2010, en fonction de ses
    premiers résultats.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Pour cela, une mission a été confiée à Bruno ­Durieux, ancien ministre, qui vient de rendre son rapport à Christine ­Lagarde, la ministre de l'Économie.&nbsp; Les premières conclusions du
    rapport, très positives, laissent présager quelques aménagements qui seront introduits cet automne lors de l'élaboration de la loi de finances.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>Les effets pour les entreprises</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Le but de la réforme était d'améliorer la compétitivité des entreprises, et surtout celle de l'industrie en supprimant toute taxation sur les investissements. Il a semble t-il été atteint selon
    le rapport Durieux.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    L'allégement global de la fiscalité des entreprises (plus de 5&nbsp;milliards par an) profite en premier lieu à deux secteurs stratégiques, l'automobile, dont la facture baisse de 60&nbsp;%, et
    la construction.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    La ristourne est quasi nulle pour le secteur financier.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Par ailleurs, le barème progressif de la cotisation sur la valeur ajoutée (il augmente en fonction du chiffre d'affaires jusqu'à atteindre 1,5&nbsp;%) favorise bien les PME, conformément aux
    prévisions.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Le rapport pointe cependant deux mineurs à la réforme.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Tout d'abord, les sociétés peinent à calculer leurs effectifs par établissement. Or ce critère est utilisé pour la répartition de la nouvelle taxe entre collectivités. Un décret, à paraître dans
    les prochains jours devrait simplifier ce point.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Par ailleurs, le rapport préconise de revoir la nouvelle taxe sur les entreprises de réseaux, notamment l'Ifer, pour les télécoms.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Bercy confirme d'ailleurs que «<em>l'assiette qui était établie sur la boucle locale de cuivre devra être élargie</em>».
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>Les effets pour les collectivités</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Le remplacement de la TP s'est accompagnée d'une réallocation des impôts locaux. D'après le rapport, les collectivités y gagnent&nbsp;: les régions, les départements et le bloc communal auront un
    niveau de ressource en 2015 supérieur d'au moins 10&nbsp;% à celui de 2010.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Car la valeur ajoutée est une assiette dynamique, qui devrait progresser de 4,2&nbsp;% par an, contre 3,3&nbsp;% pour celle de la TP. Mais ce qui vaut en moyenne ne vaut pas pour tous. Si aucune
    collectivité ne perd de ressources grâce aux mécanismes de garantie mis en place, certaines verront leurs recettes progresser beaucoup moins qu'avec la TP. C'est le cas des villes industrielles,
    du type Dunkerque, qui pâtissent de l'allégement de fiscalité accordé à l'industrie&nbsp;!
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Cela étant, cette perte de dynamisme s'explique aussi par un effet taux. Dunkerque, mais aussi Bordeaux et Lyon, pour ce qui nous intéresse, avait des taux de TP supérieurs à la moyenne. Elles
    devront se contenter d'un taux de cotisation sur la valeur ajoutée égal pour tous en France.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Le rapport en conclut qu'il faut davantage de «péréquation», c'est-à-dire de redistribution entre les gagnants - l'Ile-de-France et les Hauts-de-Seine qui concentrent la valeur ajoutée française,
    mais aussi les communes résidentielles - et les perdants.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Il propose d'instaurer entre communes une péréquation analogue à celle qui existe en Ile-de-France.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Une préoccupation de baisse des inégalités affirmée aussi par le Président de la République Nicolas Sarkozy lors de la conférence des déficits.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>Une réduction historique du coût de l'investissement pour nos entreprises</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Grâce&nbsp;à la réforme de la Taxe professionnelle,&nbsp;les entreprises françaises verront leur facture fiscale s'alléger de 4,8&nbsp;milliards d'euros par an en régime de croisière. Et ce en
    tenant compte de la nouvelle taxe spécifique mise en place pour les secteurs des télécoms, de l'énergie et du transport ferroviaire.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Cette révolution fiscale profite d'abord aux entreprises ayant de nombreux équipements. Et donc à l'industrie mais aussi aux travaux publics. Plus généralement, d'après Bercy, la réforme réduira
    de 20&nbsp;% le coût des investissements. En cela, elle répond à l'objectif fixé par Nicolas Sarkozy.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Le nouvel impôt a deux jambes, une cotisation foncière équivalente à l'ancienne part foncière de la TP et une cotisation assise sur la valeur ajoutée de l'entreprise. Cette cotisation sur la
    valeur ajoutée a été conçue pour favoriser les PME, avec un barème progressif selon le chiffre d'affaires. «Du coup, des secteurs où les PME sont prépondérantes, comme les services à la personne
    ou le petit commerce, sont gagnants», souligne-t-on à Bercy.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    En résumé, les recettes fiscales augmentent pour les collectivités, tout en garantissant une compétitivité accrues pour nos entreprises.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    C'est ce qui s'appelle une très bonne réforme.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Qu'en pensez vous?
  </p>

  
  
  
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        <pubDate>Tue, 01 Jun 2010 23:05:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.lyon12.fr/article-premier-bilan-tres-positif-de-la-reforme-de-la-taxe-professionnelle-51502549.html</guid>
                <category>Réformes</category>        <comments>http://www.lyon12.fr/article-premier-bilan-tres-positif-de-la-reforme-de-la-taxe-professionnelle-51502549-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Des petits entrepreneurs mieux protégés]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/article-des-petits-entrepreneurs-mieux-proteges-44205046.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <div>
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    </div><br>
    <br>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br></span></span>
    </div>
    <h2 style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">La faillite ne touchera plus les biens personnels des entrepreneurs individuels</span></span>
    </h2>
    <div style="text-align: justify;"></div><!-- Text -->
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Les biens personnels des artisans et commerçants seront protégés en cas de faillite. C’est l’objectif du projet de
      statut d’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL)<br>
      « <strong>C’est une rupture historique qui empêchera la ruine des entrepreneurs individuels</strong> », note Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au Commerce, à l'Artisanat, aux Petites et Moyennes
      entreprises, qui a présenté ce projet en Conseil des ministres le 27 janvier dernier.<br>
      <br>
      Le Gouvernement a voulu <strong>encourager et protéger ces entreprises</strong> bien souvent soumises à leurs créanciers alors qu’elles prennent parfois des risques plus grands que des sociétés
      plus importantes.<br></span></span>
    </div><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br></span></span>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Les 1,5 millions
      d’en</span>t</span>repreneurs individuels pourront ainsi choisir d’affecter une partie de leur patrimoine à leur activité, être protégés sur le reste de leurs biens et être imposés sur l’impôt
      sur le revenu ou sur l’impôt sur les sociétés.</span></span><br>
      <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></span></span>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 02 Feb 2010 16:36:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lyon12.fr/article-des-petits-entrepreneurs-mieux-proteges-44205046.html</guid>
                <category>Réformes</category>        <comments>http://www.lyon12.fr/article-des-petits-entrepreneurs-mieux-proteges-44205046-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Au 1er janvier 2010, l'âge de la mise à la retraite d'office sollicitée par l'employeur passe à 70 ans !]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/article-au-1er-janvier-2010-l-age-de-la-mise-a-la-retraite-d-office-sollicitee-par-l-employeur-passe-a-70-ans--43043382.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;<span style="font-size: 10pt;">L'article 90 de la loi de Financement de la sécurité sociale pour 2009 supprime, à compter du 1er janvier 2010, la
    mise à la retraite d'office par l'employeur, en reportant de 65 à 70 ans, l'âge auquel l'employeur peut d'office rompre le contrat de travail d'un salarié senior en invoquant l'ouverture des
    droits à la retraite d'office.<br>
    <br>
    La décision du passage de l'activité à la retraite relèvera d'ici quelques jours du seul choix du salarié, quel que soit son âge et quel que soit le nombre de trimestres auxquels il aura cotisé.
    Ainsi, si le salarié souhaite bénéficier du dispositif de surcote de sa pension de retraite, l'employeur ne pourra plus s'y opposer. S'il souhaite se séparer de son salarié, il devra procéder à
    un licenciement et verser les indemnités afférentes à ce mode de rupture. Le projet de loi de Financement de la sécurité sociale pour 2010 n'a pas remis en cause ce dispositif, qui entrera donc
    en vigueur au 1er janvier 2010, comme prévu.<br>
    <br>
    A compter du 1er janvier 2010, l'employeur ne pourra plus mettre à la retraite d'office, donc sans leur accord, les salariés âgés d'au moins 65 ans, ni même les salariés âgés de 60 à 65 ans qui
    peuvent bénéficier d'une pension de vieillesse à taux plein et si cette mise à la retraite d'office s'effectue dans l'un des cas suivants : * jusqu'au 31 décembre 2009, dans le cadre d'un accord
    collectif étendu conclu avant le 1er janvier 2008 et fixant des contreparties en termes d'emploi ou de formation professionnelle ; * en application d'un accord professionnel mentionné à l'article
    L5122-4 en cas de cessation d'activité ; * dans le cadre d'une convention de préretraite progressive conclue antérieurement au 1er janvier 2005 * dans le cadre du bénéfice de tout autre avantage
    de préretraite défini antérieurement à la date de publication de la loi de 2003 portant réforme des retraites.<br>
    <br>
    A titre dérogatoire, les dispositions relatives à la mise à la retraite d'office demeurent applicables dans deux cas : - pour les salariés âgés de 60 à 65 ans qui peuvent bénéficier d'une pension
    de vieillesse à taux plein, et sous réserve qu'ils soient bénéficiaires d'une préretraite ayant pris effet avant le 1er janvier 2010 et mise en oeuvre dans le cadre d'un accord professionnel
    mentionné à l'article L5123-6 du code du travail. - pour les salariés âgés de 60 à 65 ans qui peuvent bénéficier d'une pension à taux plein, sous réserve que la mise à la retraite s'effectue dans
    le cadre du bénéfice de tout autre avantage de préretraite défini antérieurement à la date de publication de la loi de 2003 portant réforme des retraites et ayant pris effet avant le 1er janvier
    2010.<br>
    <br>
    Désormais, les salariés âgés de 65 ans pourront, s'ils le souhaitent, prolonger leur activité d'une, deux... jusqu'à 5 années, sous réserve d'en avoir préalablement manifesté l'intention auprès
    de leur employeur. Rappelons que 3 mois avant la date à laquelle le salarié atteint l'âge de 65 ans, l'employeur devra interroger par écrit le salarié sur son intention de quitter volontairement
    l'entreprise pour bénéficier d'une pension de retraite. En cas de réponse négative du salarié dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle l'employeur a interrogé le salarié, ou si
    l'employeur n'a pas respecté la procédure ou les délais, l'employeur ne pourra pas le mettre à la retraite d'office pendant l'année qui suit la date à laquelle le salarié aura atteint l'âge de 65
    ans.<br>
    <br>
    Chaque année, il devra à nouveau interroger le salarié sur ses intentions, 3 mois avant la date de son anniversaire. La mise à la retraite d'office d'un salarié âgé de 65 ans demeurera donc
    possible, si celui-ci n'exprime pas la volonté de poursuivre son activité au-delà de cet âge. Seul un licenciement sera envisageable si l'employeur souhaite se séparer de son
    salarié.</span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 13:05:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lyon12.fr/article-au-1er-janvier-2010-l-age-de-la-mise-a-la-retraite-d-office-sollicitee-par-l-employeur-passe-a-70-ans--43043382.html</guid>
                <category>Réformes</category>        <comments>http://www.lyon12.fr/article-au-1er-janvier-2010-l-age-de-la-mise-a-la-retraite-d-office-sollicitee-par-l-employeur-passe-a-70-ans--43043382-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Réforme territoriale: les principales dispositions]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/article-la-reforme-territoriale-principales-dispositions-39135713.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Rompant avec sa tradition centralisatrice, la France a engagé, voilà près de trente ans, une mutation profonde de son
    mode d'organisation institutionnelle et administrative. Établie par le général de Gaulle dès les années 1960, la nécessité d'entreprendre la décentralisation s'est concrétisée en 1982 avec
    l'impulsion décisive des lois Defferre.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le bilan de cette évolution, qui était absolument nécessaire, est indiscutable. Elle a contribué à la vitalité de notre
    pays, renforcé les libertés locales, libéré l'énergie des territoires et consacré une nouvelle forme de gestion publique, plus proche des citoyens.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Pour autant, il n'est pas possible d'ignorer plus longtemps les défauts de notre organisation territoriale. La
    décentralisation s'est essentiellement focalisée sur les transferts de compétences mais n'a pas modifié les structures, sauf pour les ajouter les unes aux autres sans jamais retrancher, clarifier
    ou réorganiser.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le résultat est un paysage institutionnel fragmenté qui a vu s'empiler au fil du temps un très grand nombre de structures
    administratives intervenant dans la gestion des territoires : communes, intercommunalités à fiscalité propre, syndicats intercommunaux à vocation unique ou multiple, syndicats mixtes (ouverts ou
    fermés), pays, départements, régions, État et Europe.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Au morcellement des structures s'ajoute l'enchevêtrement des compétences. L'ambition initiale d'une répartition par
    «&nbsp;blocs de compétences&nbsp;» a progressivement cédé le pas à une situation où, du fait de la multiplication des acteurs et des législations spéciales, la plupart des compétences sont
    partagées entre plusieurs collectivités territoriales ou encore entre elles et l'État. Les excès de la pratique des financements croisés, qui en est largement le corollaire, ajoutent encore un
    peu plus à la complexité.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Il en résulte une perte d'efficacité pour l'action publique et pour les usagers des services publics, un coût élevé pour
    le contribuable, un manque de lisibilité pour le citoyen et une lassitude des élus locaux de terrain.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Conscient de l'urgence qui s'attache à engager une réforme profonde de l'organisation territoriale de la France, le
    Président de la République a donc confié à l'ancien Premier ministre, M. Edouard BALLADUR, le soin de présider un comité pour la réforme des collectivités locales.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Ce dernier, regroupant des personnalités faisant autorité, venues d'horizons politique et professionnel les plus divers,
    lui a remis son rapport en mars 2009.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les conclusions de ce rapport forment le point de départ du présent projet de loi, pour lequel le Gouvernement s'est
    également appuyé sur les travaux et les réflexions menés par la mission temporaire du Sénat sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales, présidée par le sénateur Claude
    BELOT.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'ambition de ce projet de loi est triple.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Il s'agit tout d'abord d'engager avec résolution un exercice de simplification et de clarification de notre paysage
    institutionnel pour ancrer durablement la décentralisation. Davantage que de poursuivre des transferts de l'État vers les collectivités territoriales, il convient de supprimer les structures
    devenues obsolètes ou redondantes, d'achever les regroupements nécessaires trop longtemps différés, d'articuler de manière plus étroite l'intervention des collectivités territoriales, de
    clarifier l'exercice des compétences entre les différents niveaux d'administration locale.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Il convient ensuite d'adapter l'organisation territoriale aux défis de notre temps. Près de 80 % des 64 millions de
    Français vivaient en ville en 2008 contre un sur deux en 1936. Le développement des grands ensembles urbains, du fait de la concentration des populations et des habitats, réclame des politiques
    globales de plus en plus intégrées. Il faut donc réduire le décalage qui s'est installé en zone urbaine entre les besoins de la population et le mode d'administration du territoire qui n'est plus
    suffisamment adapté. C'est l'objet de la création des métropoles, qui consacre la spécificité institutionnelle de nos grandes agglomérations en compétition avec leurs homologues européennes et
    internationales.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Mais le projet de loi cherche aussi à répondre aux besoins spécifiques du monde rural. C'est notamment l'objet de
    l'achèvement et du renforcement de l'intercommunalité, qui constituent une réponse aux enjeux de la gestion locale dans les territoires ruraux.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le projet de loi vise donc quatre objectifs principaux :</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">1° Réorganiser les collectivités autour de deux pôles, un pôle départements-région et un pôle communes-intercommunalité
    ;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">2° Simplifier le paysage institutionnel en achevant la couverture intercommunale du territoire national, en élargissant
    le cadre des intercommunalités, en favorisant les regroupements de collectivités sur une base volontaire et en supprimant les niveaux devenus superflus ;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">3° Créer des métropoles en offrant à nos grandes agglomérations un nouveau cadre institutionnel plus adapté
    ;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">4° Clarifier les compétences des différents niveaux de collectivités et encadrer la pratique des
    cofinancements.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Après la réforme de l'État territorial, engagée dès 2007 dans le cadre de la révision générale des politiques publiques
    (RGPP), ce projet de loi de réforme des collectivités territoriales constitue donc la deuxième étape de la modernisation des structures administratives locales de la France.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Plusieurs textes sont déposés simultanément au présent projet de loi. Il s'agit du projet de loi relatif à l'élection des
    conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale, du projet de loi organisant la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux, et, enfin, du
    projet de loi organique relatif à l'élection des membres des conseils des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">* * *</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le projet élaboré par le Gouvernement comporte cinq titres.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>TITRE I<sup>ER</sup>. - RÉNOVATION DE L'EXERCICE DE LA DÉMOCRATIE LOCALE</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>CHAPITRE I<sup>ER</sup>. - CONSEILLERS TERRITORIAUX</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Nul ne conteste la nécessité de renforcer la complémentarité entre l'action des départements et des régions. Le débat
    public s'est focalisé ces dernières années sur l'opportunité de la suppression des départements et de leur fusion avec les régions. Force est de constater que cette perspective divise
    profondément.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Aussi, la démarche du Gouvernement se veut-elle différente, à la fois pragmatique et ambitieuse. Il s'agit de rapprocher
    ces deux collectivités territoriales à travers un élu commun.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 1<sup>er</sup></b> prévoit donc la création du conseiller territorial qui siègera à la fois au sein du
    conseil général de son département d'élection et au sein du conseil régional. L'objectif est simple : faire confiance à un élu local, au plus près de la réalité des territoires, pour clarifier
    les compétences et les interventions des départements et des régions et organiser leur complémentarité.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Ce nouvel élu développera à la fois une vision de proximité du fait de son ancrage territorial et une vision stratégique
    en raison des missions exercées par la région. Sa connaissance du mode de fonctionnement des structures des deux collectivités, de leurs compétences respectives et de leurs modalités
    d'interventions juridiques, techniques et financières, lui permettra tout naturellement de favoriser une articulation plus étroite de leurs interventions respectives afin d'éviter les actions
    concurrentes ou redondantes sur un même territoire.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le projet de loi relatif à l'élection des conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale précise le
    mode de scrutin et le statut des conseillers territoriaux qui seront élus en mars 2014. En conséquence, le projet de loi organisant la concomitance des renouvellements des conseils généraux et
    régionaux réduit le mandat des conseillers régionaux qui seront élus en mars 2010 et celui des conseillers généraux qui seront élus en mars 2011.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>CHAPITRE II. - ÉLECTION ET COMPOSITION DES CONSEILS COMMUNAUTAIRES</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 2</b> institue l'élection au suffrage universel direct des délégués des communes au sein des conseils
    communautaires des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. Pour les communes de plus de 500 habitants, le système retenu est celui du
    «&nbsp;fléchage&nbsp;» : les candidats au mandat de conseiller municipal et aux fonctions de délégué communautaire figureront sur une seule et même liste, les premiers de la liste ayant vocation
    à siéger au conseil municipal de leur commune et au conseil communautaire, les suivants de liste ne siégeant qu'au conseil municipal de leur commune. Dans les communes de moins de 500 habitants,
    les délégués des communes sont le maire et les conseillers municipaux désignés dans l'ordre du tableau établi lors de l'élection de la municipalité. Le projet de loi relatif à l'élection des
    conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale précise l'ensemble de ces dispositions.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 3</b> tire les conséquences de l'élection au suffrage universel direct des délégués
    communautaires.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Dès lors que la désignation des conseillers communautaires procède du suffrage universel direct, il est nécessaire
    d'améliorer l'équilibre de la représentation des communes membres en prenant davantage en compte leur poids démographique. Actuellement, la fixation du nombre global de délégués communautaires et
    la ventilation des sièges entre les différentes communes reposent sur des accords passés entre les communes intéressées. Il en résulte des compositions de conseils communautaires très
    hétérogènes, parfois sans lien avec l'importance démographique des communes.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Cet article institue donc des règles qui encadrent la composition des conseils communautaires&nbsp;: d'une part, chaque
    commune doit avoir au minimum un délégué ; d'autre part, le nombre des délégués supplémentaires à répartir entre les communes sera déterminé en fonction de la population totale de la communauté.
    Ces sièges seront répartis à la représentation proportionnelle avec application de la règle de la plus forte moyenne. Toutefois, il est prévu qu'aucune commune ne puisse disposer de plus de la
    moitié des sièges.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">En cas de changement de périmètre entre deux renouvellements généraux des conseils municipaux, des délégués
    supplémentaires seront désignés par les conseils municipaux jusqu'au prochain renouvellement général.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Enfin, dans un souci de bonne gouvernance, cet article prévoit de limiter le nombre de vice-présidents des EPCI. Ainsi,
    le nombre de vice-présidents ne peut excéder 20&nbsp;% de l'effectif de l'assemblée délibérante et ne peut jamais être supérieur à quinze vice-présidents. Néanmoins, il est prévu une dérogation :
    si l'application du plafond conduit à fixer à moins de quatre le nombre des vice-présidents, celui-ci peut être porté jusqu'à quatre.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">*</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>CHAPITRE III. - LE CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL RÉGIONAL</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 4</b> vise à décliner, pour les conseils économiques et sociaux régionaux (CESR), la réforme opérée pour le
    Conseil économique et social (CES). En effet, en conformité avec l'engagement du Grenelle de l'environnement, le CES a été transformé en Conseil économique, social et environnemental (CESE) par
    la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la V<sup>e</sup> République. Un projet de loi organique, présenté en Conseil des ministres le 25 août 2009, vise à
    introduire au sein du CESE une véritable «&nbsp;composante environnementale&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Cet article modifie la dénomination actuelle des CESR pour consacrer le rôle de ces conseils dans le domaine du
    développement durable. Il étend également les possibilités de saisine par le président du conseil régional aux questions intéressant l'environnement dans la région. La modification de la
    composition pourra intervenir ultérieurement par voie réglementaire, à la suite d'une concertation avec les CESR.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">* * *</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>TITRE II. - ADAPTATION DES STRUCTURES À LA DIVERSITE DES TERRITOIRES</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>CHAPITRE I<sup>ER</sup>. -MÉTROPOLES</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Un double constat s'est imposé ces dernières années, au fil des différents rapports consacrés à l'organisation
    territoriale de la France. D'une part, cette dernière n'a pas suffisamment pris en compte la montée en puissance du fait urbain qui réclame la mise en oeuvre de politiques publiques très
    intégrées. D'autre part, la compétition entre les grandes agglomérations, européennes ou internationales, n'a cessé de s'accentuer. Il faut donc proposer un nouveau cadre de gouvernance, plus
    adapté que celui des actuelles communautés urbaines. La création du statut de métropole par l'<b>article 5</b> répond à cet objectif.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">La métropole est un nouvel EPCI, regroupant, sur la base du volontariat, plusieurs communes qui forment un ensemble de
    plus de 450&nbsp;000 habitants d'un seul tenant et sans enclave. Elle est constituée pour conduire un projet d'aménagement et de développement économique, écologique, éducatif et culturel de son
    territoire. Elle disposera à cet effet de compétences élargies en matière de développement économique, d'urbanisme, d'habitat, de transport et d'infrastructures, d'éducation, dont certaines par
    transferts des départements et des régions. Au-delà d'un socle obligatoire, elle pourra passer des conventions avec les autres collectivités territoriales et l'État pour exercer des compétences
    supplémentaires, nécessaires pour son développement et sa compétitivité.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le nouvel article L.&nbsp;5217-2 du code général des collectivités territoriales fixe les modalités de création des
    métropoles. Deux hypothèses sont envisagées. Tout d'abord, la création de la métropole peut intervenir par regroupement de communes, à l'initiative d'une ou plusieurs d'entre elles. La création
    nécessite alors un accord des conseils municipaux des communes concernées à la majorité qualifiée (deux tiers des conseils municipaux représentant plus de la moitié de la population totale ou
    l'inverse). La création peut également intervenir du fait de la transformation (à périmètre constant ou avec intégration de nouvelles communes) d'un EPCI à fiscalité propre, après délibérations
    concordantes du conseil communautaire et des communes, lesquelles se prononcent selon les mêmes conditions de majorité qualifiée que celles indiquées plus haut.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">En outre, la création de la métropole nécessite l'avis du ou des conseils généraux et régionaux concernés, dans la mesure
    où la métropole est appelée à exercer sur son territoire certaines compétences des départements et des régions.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Si les conditions sont réunies, la création pourra être décidée par décret. Les métropoles auront une durée illimitée
    (article L. 5217-3).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'article L. 5217-4 fixe les compétences de la métropole. Par rapport aux communautés urbaines, le champ d'intervention
    de la métropole est élargi et la notion d'intérêt communautaire est supprimée. Ainsi, la métropole est compétente sur l'intégralité de la voirie communale. Elle est compétente également pour les
    autorisations et actes relatifs à l'occupation ou à l'utilisation du sol. La compétence actuelle des communautés urbaines relative à l'équilibre social de l'habitat est remplacée par la notion
    plus large de politique locale de l'habitat. Ces compétences ne sont pas limitatives, les communes membres de la métropole ayant la possibilité à tout moment de décider de transférer à celle-ci
    des compétences supplémentaires, par exemple les écoles maternelles et primaires.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">La métropole reçoit de plein droit les attributions du département en matière de transports scolaires et de gestion des
    voies départementales. La métropole peut également, par transfert facultatif, avec l'accord du département, exercer la compétence en matière de collèges ainsi que tout ou partie des compétences
    en matière d'action sociale. De même, les compétences de la région en matière de lycées peuvent faire l'objet d'un transfert à la métropole si la région en est d'accord.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">La région et le département peuvent transférer à la métropole, d'un commun accord avec celle-ci, tout ou partie de leurs
    compétences en matière économique. À défaut d'accord, il est prévu le transfert automatique d'un socle de compétences économiques défini par la présente loi. Les compétences économiques sont en
    effet prioritaires pour la réussite des métropoles françaises dans la compétition urbaine européenne et internationale.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">En outre, si la métropole le demande, l'État pourra décider de lui transférer des grands équipements ou infrastructures
    situés sur son territoire.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les articles L.&nbsp;5217-5 à L.&nbsp;5217-7 organisent la substitution de plein droit de la métropole aux EPCI à
    fiscalité propre préexistants, le transfert des biens, droits et obligations attachés aux compétences transférées, et le transfert des personnels du département et de la région affectés à
    l'exercice des compétences transférées.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'article L. 5217-8 étend aux métropoles des dispositions applicables aux communautés urbaines, notamment en matière de
    conditions d'exercice du mandat de membre du conseil communautaire, dénommé conseiller de la métropole. L'exécutif de la métropole est appelé président du conseil de la métropole.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les articles L. 5217-9 à L. 5217-14 fixent le régime financier de la métropole. Le régime fiscal sera l'unification des
    quatre taxes directes locales. Celle-ci nécessitera une loi spécifique pour en fixer les modalités techniques. La dotation globale de fonctionnement de la métropole se composera des dotations
    revenant précédemment aux EPCI qui préexistaient (dotation d'intercommunalité et dotation de compensation des EPCI) et aux communes membres de la métropole.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les articles L. 5217-15 à L. 5217.21 organisent la compensation financière des transferts de compétences, suivant des
    modalités inspirées de celles habituellement en usage, notamment en matière de transferts de compétences entre l'État et les collectivités territoriales, et dans le respect d'un principe de
    neutralité budgétaire.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'évaluation des charges transférées est placée sous le contrôle d'une commission consultative d'évaluation des charges,
    composée de représentants des collectivités intéressées et de la métropole. Elle est présidée par un magistrat financier. En l'absence d'accord unanime, la période de référence est de dix ans
    pour les dépenses d'investissement (cinq ans pour les routes) et de cinq ans pour les dépenses de fonctionnement.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Une dotation de compensation versée par la région et le département assure la neutralité du transfert.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les charges transférées par les communes sont compensées par le transfert à la métropole des principales recettes
    fiscales et de la DGF. Les recettes transférées étant supérieures aux charges transférées, la neutralité budgétaire sera assurée par une dotation de reversement à la charge de la métropole et à
    destination des communes.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 6</b> est un article de coordination qui adapte divers codes et lois pour tenir compte de la création des
    métropoles et de la définition de leurs compétences. En particulier, il modifie le code de l'urbanisme afin de donner compétence au président du conseil de la métropole pour délivrer les permis
    de construire, d'aménager ou de démolir et les certificats d'urbanisme et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">*</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>CHAPITRE II. - PÔLES MÉTROPOLITAINS</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Au-delà du statut de la métropole, qui ne concernera qu'un nombre limité de grandes agglomérations, il est nécessaire de
    favoriser, à une échelle plus large, une coopération renforcée entre territoires urbains, sur la base du volontariat.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">C'est l'objet de l'<b>article 7</b>, qui instaure les pôles métropolitains. Conçu comme un instrument souple, le pôle
    métropolitain est un établissement public constitué par accord entre des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, en vue d'entreprendre des actions d'intérêt
    métropolitain en matière de développement économique, écologique, éducatif, de promotion de l'innovation, d'aménagement de l'espace et de développement des infrastructures et des services de
    transport.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le pôle métropolitain regroupe des EPCI à fiscalité propre formant un ensemble de plus de 450 000 habitants. L'un d'entre
    eux doit comporter plus de 200 000 habitants. Son mode de fonctionnement est similaire à celui des syndicats mixtes.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">*</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>CHAPITRE III. - COMMUNES NOUVELLES</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les <b>articles 8 et 9</b> substituent un nouveau dispositif de fusion de communes, plus simple, plus souple et plus
    incitatif, à l'ancien, issu de la loi dite «&nbsp;Marcellin&nbsp;» de 1971, qui s'est révélé peu efficace. C'est le dispositif des communes nouvelles qui pourra concerner, sur une base
    volontaire, aussi bien des communes contiguës, à l'extérieur ou à l'intérieur d'un EPCI, que la transformation d'un EPCI en commune nouvelle.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">La législation actuelle continuera à régir les communes fusionnées avant l'entrée en vigueur de la loi. Les communes
    nouvelles seront soumises aux mêmes règles que les communes. Toutefois, des dispositions spécifiques leur sont applicables, en particulier en ce qui concerne les modalités de leur création ou la
    possibilité de maintenir des «&nbsp;communes déléguées&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les articles L. 2113-2 à L. 2113-9 du code général des collectivités territoriales organisent la création des communes
    nouvelles. Celle-ci repose sur une démarche engagée, soit par tous les conseils municipaux de communes contiguës, soit par les deux tiers au moins des conseils municipaux des communes membres
    d'un même EPCI à fiscalité propre représentant plus des deux tiers de la population de celui-ci, soit enfin par l'organe délibérant dudit EPCI. Dans ce dernier cas, l'accord des deux tiers au
    moins des conseils municipaux des communes membres représentant plus des deux tiers de la population totale est également nécessaire. Enfin, le représentant dispose également de la capacité
    d'engager cette démarche (article L.&nbsp;2113-2).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Lorsque tous les conseils municipaux des communes intéressées donnent leur accord, la création d'une commune nouvelle
    peut être décidée par le préfet.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Si seule une majorité qualifiée des conseils municipaux donne son accord, la population est appelée à se prononcer. La
    création ne peut alors aboutir que si la majorité absolue des suffrages exprimés est atteinte et qu'elle correspond au moins au quart des électeurs inscrits sur l'ensemble des communes concernées
    (article L. 2113-3)</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Lorsque les communes intéressées ne sont pas situées dans le même département ou la même région, la demande ne peut être
    prise en compte qu'après modification des limites territoriales par décret en Conseil d'État (article L. 2113-4).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les biens, droits et obligations et les personnels des anciennes communes et ceux de l'EPCI éventuellement dissous sont
    transférés à la commune nouvelle (article L. 2113-5).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'arrêté préfectoral prononçant la création en détermine la date et en complète les modalités (article L.
    2113-6).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">À titre transitoire (articles L. 2113-7 et L. 2113-8), il peut être prévu que le conseil regroupe les conseillers
    municipaux des anciennes communes, et au moins les maires et leurs adjoints, et ce jusqu'à la prochaine élection municipale. Dans ces circonstances, il peut être admis que le plafond du nombre de
    conseillers municipaux soit temporairement dépassé.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les articles L. 2113-10 à L. 2113-19 permettent de conserver au sein de la commune nouvelle une représentation
    institutionnelle des anciennes communes sous le nom de « communes déléguées » sauf décision contraire du conseil municipal de la commune nouvelle (article L.&nbsp;2113-10). Les communes déléguées
    disposent d'un « maire délégué » et d'une annexe de la mairie. Le conseil municipal de la commune nouvelle peut aussi décider de la création, au sein de chaque commune déléguée ou d'une partie
    d'entre elles, d'un conseil composé de «&nbsp;conseillers communaux&nbsp;» (article&nbsp;L.&nbsp;2113-11). Le maire délégué, son ou ses adjoints et les conseillers communaux de la commune
    déléguée sont désignés par le conseil municipal de la commune nouvelle parmi ses membres (articles&nbsp;L.&nbsp;2113-12, L. 2113-13, L. 2113-14 et L.&nbsp;2113-15).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les modalités de désignation du maire délégué jusqu'au prochain renouvellement du conseil municipal sont celles prévues
    pour les conseils d'arrondissement des communes de Paris, Marseille et Lyon (article&nbsp;L.&nbsp;2113-16).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le maire délégué dispose des mêmes prérogatives que celles d'un maire d'arrondissement à Paris, Lyon et Marseille.
    Celui-ci a notamment la qualité d'officier d'état civil (article L.&nbsp;2113-17). Sur le même modèle que celui applicable aux conseils d'arrondissement, le conseil de la commune déléguée peut
    notamment : délibérer sur l'implantation et le programme d'aménagement des équipements de proximité, émettre des voeux sur toute question intéressant la commune déléguée ou demander au conseil
    municipal de débattre de toute affaire intéressant le territoire de la commune déléguée.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les maires délégués et leurs adjoints bénéficient de conditions d'exercice de leurs fonctions équivalentes à celles de
    maires et adjoints au maire (article L. 2113-19).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les articles L.&nbsp;2113-20 à L. 2113-23 précisent le régime des dotations des communes nouvelles.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les modalités de détermination de la dotation forfaitaire des communes nouvelles reprennent les grands principes de
    calcul des dotations communales en cas de fusion de communes (article L. 2113-20).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">La commune nouvelle bénéficie en outre d'une nouvelle dotation égale à 5 % de la dotation forfaitaire perçue par la
    commune nouvelle la première année, appelée « dotation particulière». Cette disposition a pour but d'inciter à la création de communes nouvelles. Un mécanisme est institué pour éviter de cumuler
    plusieurs fois dans le temps cet avantage financier (article L. 2113-21). Les communes nouvelles sont éligibles à toutes les dotations de péréquation communales, dans les conditions de droit
    commun (article L. 2113-23). L'article L. 2113-22 adapte le calcul du potentiel financier à la situation particulière de la création d'une commune nouvelle.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'article 9 précise que les communes nouvelles relèveront de l'intégration fiscale prévue par l'article 1638 du code
    général des impôts, aux termes duquel des taux d'imposition différents peuvent être appliqués, pour chacune des taxes locales, sur le territoire de chaque ancienne commune, pendant une période de
    douze années maximum. L'article 1638 du code général des impôts devra toutefois être modifié par une loi ultérieure pour l'adapter aux communes nouvelles.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 10</b> adapte certaines dispositions financières du code général des collectivités territoriales à la
    création des communes nouvelles.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">*</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>CHAPITRE IV. - REGROUPEMENT DE DÉPARTEMENTS ET DE RÉGIONS</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le Gouvernement souhaite faciliter et non imposer des regroupements entre régions ou entre départements. Les
    circonstances historiques qui ont présidé à l'élaboration de la carte des départements, au moment de la Révolution française, sont connues. Sans méconnaître le sentiment d'attachement que les
    Français ont pu développer au fil du temps à l'égard de leurs départements, il semble raisonnable d'envisager des évolutions d'une cartographie qui n'est plus nécessairement totalement adaptée
    aux enjeux du temps présent. Quant aux régions françaises, elles doivent faire face à la compétition de leurs homologues européennes, ce qui pourrait amener certaines d'entre elles à choisir de
    revoir leurs périmètres géographiques. Encore faut-il reconnaître en la matière la force des identités régionales et le poids des réalités historiques. C'est pourquoi la procédure de regroupement
    proposée par le projet de loi repose exclusivement sur l'initiative des collectivités intéressées.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 12</b> met fin à un vide juridique. À la différence des dispositions de l'actuel code général des
    collectivités territoriales sur le regroupement des régions, il n'existait pas de procédure similaire pour les départements. Cette procédure, qui repose sur le volontariat des collectivités
    concernées, permettra d'offrir un cadre rénové pour les initiatives que souhaiteraient prendre les élus locaux. Le projet de regroupement doit nécessairement reposer sur l'initiative de l'un ou
    de l'ensemble des conseils généraux intéressés. Si le Gouvernement estime qu'il y a lieu de poursuivre la procédure, la consultation des électeurs résidant sur le territoire concerné par le
    projet de regroupement est facultative si tous les conseils généraux se sont prononcés en faveur du projet, obligatoire dans le cas contraire. Si une consultation a été organisée, le regroupement
    ne peut être prononcé que si le projet a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés correspondant à un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits dans l'ensemble des
    communes intéressées. Le regroupement est décidé par décret en Conseil d'État.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 13</b> modifie, en l'assouplissant, la procédure de regroupement de régions, qui devient identique à celle
    prévue pour le regroupement de départements.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">* * *</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>TITRE&nbsp;III. - DEVELOPPEMENT ET SIMPLIFICATION DE L'INTERCOMMUNALITÉ</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Historiquement, l'intercommunalité constitue la réponse originale de la France à son émiettement communal à la suite de
    l'échec du mouvement de fusion des communes dans les années 1970. Elle n'a cessé de se développer, particulièrement depuis la loi du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la
    simplification de la coopération intercommunale. La majeure partie du territoire national est désormais couverte par des structures intercommunales qui ont permis aux élus de faire
    l'apprentissage du travail en commun en dépassant le cadre devenu souvent trop étroit de leurs communes respectives pour adopter une démarche de solidarité territoriale élargie.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Il est désormais essentiel de conforter l'acquis de l'intercommunalité en franchissant une nouvelle étape. Le
    Gouvernement se fixe donc trois objectifs en la matière : la couverture intercommunale intégrale du territoire français à l'horizon du début de l'année 2014, la rationalisation des périmètres des
    structures intercommunales à la même échéance, l'approfondissement de l'intercommunalité à travers la rénovation de son cadre juridique.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les préfets seront donc chargés d'élaborer, pour la fin de l'année&nbsp;2011, au terme d'une large concertation avec
    l'ensemble des conseils municipaux des communes et des organes délibérants des EPCI et des syndicats concernés, un schéma départemental de coopération intercommunale qui sera soumis à la
    commission départementale de la coopération intercommunale. S'ouvrira ensuite une période de deux années, en 2012 et 2013, durant lesquelles les préfets seront dotés de pouvoirs temporaires
    destinés à faciliter la déclinaison du schéma qui devra être achevée au 1<sup>er</sup> janvier 2014.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Ce travail d'élaboration et de déclinaison d'un schéma partagé avec les élus englobera le chantier de rationalisation des
    multiples structures intercommunales (syndicats et EPCI) qui, trop souvent encore, se chevauchent dans leurs compétences ou leurs périmètres.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Enfin, plusieurs mesures permanentes, distinctes du dispositif temporaire d'achèvement et de rationalisation de la carte
    intercommunale, visent à approfondir l'intercommunalité.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">*</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>CHAPITRE I<sup>ER</sup>. - DISPOSITIONS COMMUNES</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Afin de clarifier la législation actuelle, l'<b>article 14</b> définit précisément les contours de la notion d'EPCI et de
    groupement de collectivités territoriales et l'<b>article 15</b> prévoit explicitement que toute compétence communale peut faire l'objet d'un transfert à un EPCI ou à un syndicat
    mixte.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">*</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>CHAPITRE II. - ACHÈVEMENT ET RATIONALISATION DE LA CARTE DE L'INTERCOMMUNALITÉ</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les <b>articles 16 et 17</b> régissent le schéma départemental de coopération intercommunale. Le schéma aura pour
    objectifs d'établir une couverture intégrale du territoire par des EPCI à fiscalité propre, de supprimer les enclaves et discontinuités, de rationaliser les périmètres, de réduire le nombre de
    syndicats et de tirer les conséquences de l'abrogation du dispositif des pays.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Ce document sera le cadre de référence pour l'élaboration et l'examen de tout projet de création ou de modification
    d'EPCI. Ce schéma est élaboré par le préfet dans le cadre d'une large concertation avec l'ensemble des conseils municipaux des communes et des organes délibérants des EPCI et des syndicats mixtes
    concernés, ainsi qu'avec la commission départementale de la coopération intercommunale. Le préfet est tenu d'intégrer au schéma les amendements que la commission adopte à la majorité des deux
    tiers dès lors qu'ils respectent les objectifs de couverture intégrale et de suppression des enclaves et discontinuités. Le schéma doit être approuvé au plus tard le 31 décembre
    2011.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 18</b> empêche la réapparition de communes isolées ou enclavées après l'achèvement de la période de mise en
    oeuvre des procédures précédemment décrites. En effet, ces dernières pourront être rattachées par le préfet à un EPCI à fiscalité propre, après avis de la commission départementale de la
    coopération intercommunale.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 19</b> supprime la disposition dérogatoire qui permettait à une commune d'adhérer à un EPCI à fiscalité
    propre alors que cette adhésion créait une discontinuité ou une enclave. En effet, cette disposition n'a plus lieu d'être dès lors que le dispositif du projet de loi permet d'achever la
    couverture intercommunale intégrale du territoire.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 20</b> simplifie la procédure de fusion des EPCI à fiscalité propre. Il est prévu en particulier de
    remplacer l'accord des organes délibérants des EPCI par un simple avis. La règle de majorité qualifiée est celle du droit commun (deux tiers des communes représentant la moitié de la population
    ou l'inverse) et s'apprécie à l'échelle du périmètre du futur EPCI. Néanmoins, il est institué une règle destinée à préserver les intérêts des EPCI les moins importants. Le projet de fusion devra
    donc recueillir également l'accord d'au moins un tiers des communes de chacun des EPCI concernés.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 21</b> tire les conséquences de l'élaboration du schéma départemental de coopération intercommunale et de
    l'exercice d'achèvement et de rationalisation de l'intercommunalité. Il faut en effet s'assurer qu'à l'avenir, de nouveaux syndicats ne puissent être créés en contradiction avec les prescriptions
    du schéma arrêté ou les objectifs qui ont présidé à son élaboration. Il convient donc que le préfet s'assure de la compatibilité à ces objectifs et au schéma des futurs projets de
    création.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les articles 22 à 24 ont pour objet de faciliter, en en simplifiant les règles de manière pérenne, le regroupement et la
    rationalisation des structures de coopération intercommunale.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 22</b> permet la fusion entre syndicats sans avoir nécessairement recours à une lourde procédure de
    dissolution.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 23</b> élargit les cas de dissolution de plein droit des syndicats intercommunaux. Cette dissolution est
    dorénavant prévue lorsqu'un syndicat transfère toutes ses compétences à un syndicat mixte ou ne compte plus qu'un seul membre.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 24</b> clarifie les règles actuelles en prévoyant la substitution de l'EPCI à fiscalité propre au syndicat
    dès qu'il y a identité de périmètre, quel qu'en soit le fait générateur.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Afin de simplifier les structures territoriales et de tirer les conséquences du développement de la coopération
    intercommunale, l'<b>article 25</b> abroge l'article 22 de la loi du 4&nbsp;février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire qui constitue le cadre juridique des «
    pays ». Conformément à l'article 16 du présent projet de loi, le schéma départemental de coopération intercommunale devra en tenir compte afin que l'apport des « pays » en matière d'aménagement
    et de développement des territoires ne disparaisse pas du simple fait de la suppression de la structure.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 26</b> modifie la composition de la commission départementale de la coopération intercommunale. Cette
    modification est cohérente avec le renforcement de ses attributions dans le cadre du présent projet de loi et reconnaît l'importance croissante de l'intercommunalité. La commission sera
    dorénavant composée de 40&nbsp;% de représentants des communes (au lieu de 60&nbsp;%), de 40&nbsp;% de représentants d'EPCI (au lieu de 20&nbsp;%), de 15&nbsp;% de représentants du département
    (sans changement) et de 5&nbsp;% de représentants de la région (sans changement). Par mesure de simplification, il ne sera procédé à une élection des représentants des communes et de leurs
    groupements que si plusieurs listes de candidats sont en présence.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 27</b> étend les cas de consultation obligatoire de la commission départementale de la coopération
    intercommunale.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 28</b> tire une des conséquences du principe de non tutelle en prohibant que l'attribution par une
    collectivité territoriale à une autre collectivité d'une aide financière puisse être subordonnée à l'adhésion de la collectivité bénéficiaire à un établissement public de coopération
    intercommunale ou à un syndicat mixte, existant ou à créer. Le but est d'éviter que certains régimes d'aide n'aient pour effet d'imposer aux communes la création de structures supplémentaires,
    notamment des syndicats intercommunaux. Ces dispositions s'inscrivent dans la logique de l'actuel alinéa 3 de l'article L.&nbsp;1111-4 du code général des collectivités territoriales, qui est
    ainsi rédigé : «&nbsp;(...) Les décisions prises par les collectivités locales d'accorder ou de refuser une aide à une autre collectivité locale ne peuvent avoir pour effet l'établissement d'une
    tutelle, sous quelque forme que ce soit, sur celle-ci (...) ».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 29</b> confie aux préfets, durant une période limitée de deux ans (du 1<sup>er</sup> janvier 2012 au 31
    décembre 2013), des pouvoirs leur permettant d'appliquer le schéma départemental de coopération intercommunale afin d'achever et de rationaliser la carte de l'intercommunalité. En 2012, le préfet
    pourra proposer la création d'un EPCI à fiscalité propre sur un périmètre conforme au schéma. Cependant, si l'évolution de la situation depuis l'adoption du schéma le justifie, le préfet peut
    s'en écarter après avis de la CDCI. Celle-ci a la possibilité d'imposer des modifications au projet si elles sont adoptées à la majorité des deux tiers de ses membres. L'accord des communes
    concernées est préalablement recherché. Toutefois, par dérogation au droit commun, la majorité qualifiée requise pour les communes concernées est abaissée (50&nbsp;% des communes représentant
    50&nbsp;% de la population). Si cette majorité n'est pas réunie, le préfet peut, en 2013, créer l'EPCI en application du schéma après avis de la CDCI qui peut faire, dans un délai d'un mois, une
    nouvelle proposition de périmètre qui s'impose si la commission l'adopte à la majorité des deux tiers. Les mêmes modalités sont applicables aux modifications de périmètres d'EPCI, ainsi qu'aux
    fusions d'EPCI.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 30</b> permet aux préfets de modifier les périmètres, d'opérer des fusions et de dissoudre des syndicats de
    communes ou des syndicats mixtes fermés conformément au schéma départemental, dans les mêmes conditions et les mêmes délais que ceux précédemment décrits pour les créations, modifications et
    fusions d'EPCI à fiscalité propre. La commission départementale de la coopération intercommunale dispose d'un pouvoir d'amendement à la majorité qualifiée.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">*</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>CHAPITRE III. - RENFORCEMENT DE L'INTERCOMMUNALITÉ</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Actuellement, les maires peuvent transférer aux présidents d'EPCI leurs pouvoirs de police spéciale dans les domaines de
    l'élimination des déchets ménagers, de l'assainissement, de la réalisation d'aires d'accueil des gens du voyage ainsi qu'en matière de stationnement et de circulation lorsque ces domaines
    relèvent de la compétence de l'EPCI.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Afin d'approfondir l'intercommunalité, l'<b>article 31</b> prévoit, dans ces domaines, que lorsque ces compétences sont
    détenues par l'EPCI, son président se voit automatiquement transférer le pouvoir de police spéciale lié à ces domaines dans un délai maximum d'un an. Le président de l'EPCI aura l'obligation de
    transmettre ses arrêtés à chacun des maires des communes concernées. Le maire demeure la seule autorité en matière de police administrative générale.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Afin de faciliter la prise de compétences par les EPCI, l'<b>article 32</b> permet aux communes de décider les transferts
    de compétences à l'EPCI à la majorité simple et non plus à la majorité renforcée. Il prévoit aussi que la définition de l'intérêt communautaire sera dorénavant de la compétence de l'organe
    délibérant de l'EPCI statuant à la majorité simple.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 33</b> sécurise au regard du droit européen les conventions par lesquelles les services d'une commune membre
    d'un EPCI peuvent être mis à disposition de celui-ci. La Commission européenne ayant d'abord estimé qu'elles relevaient d'une procédure de marchés publics, le Gouvernement a fait valoir que cette
    mise à disposition n'est qu'une modalité d'organisation interne de l'administration locale, destinée à optimiser les transferts de compétences, sans incidence sur le fonctionnement du marché
    intérieur, dans la mesure même où cette réorganisation administrative est effectuée hors champ concurrentiel. Une clarification des modalités des conventions de mise à disposition est toutefois
    apparue utile. Une réflexion a dès lors été engagée par le ministère de l'intérieur, en lien avec la Commission, pour donner toutes garanties que ces conventions interviennent exclusivement dans
    le cadre des transferts de compétence et n'empiètent pas sur le champ concurrentiel. Le présent article reprend les modifications de la législation qui ont été accueillies favorablement par la
    Commission européenne.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 34</b>, afin de favoriser l'efficacité et la rationalisation de l'action publique locale, permet
    explicitement la création de services communs entre les communes et l'EPCI dont elles sont membres. Il permet aussi aux EPCI à fiscalité propre d'acquérir du matériel pouvant servir aux besoins
    de l'EPCI et de ses communes membres (chasse-neige, débroussailleuse, logiciel, etc.). Cette faculté est ouverte quand bien même l'EPCI ne serait doté d'aucune compétence pour laquelle le
    matériel est nécessaire. Cette dérogation au principe d'exclusivité se justifie par les économies d'échelle que permet l'intervention de l'EPCI.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>TITRE IV. - CLARIFICATION DES COMPÉTENCES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">La clarification des compétences exercées par les collectivités territoriales et l'encadrement de la pratique des
    cofinancements sont aujourd'hui une nécessité. Tous les rapports consacrés au bilan de la décentralisation dressent le même constat, celui d'une grande confusion dans l'exercice des compétences.
    La plupart d'entre elles sont exercées de manière partagée par plusieurs collectivités territoriales et rares sont celles qui relèvent exclusivement d'une catégorie de collectivités. Cet
    enchevêtrement pénalise l'action publique locale et empêche le citoyen d'identifier clairement les responsabilités. Il nuit à la clarté des choix publics et rend difficile la maîtrise de la
    dépense publique locale.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Aussi le Gouvernement entend-il faire de ce chantier, trop longtemps différé, une véritable priorité. C'est l'objet de
    l'<b>article 35</b>. Il s'agit d'un chantier difficile car la situation actuelle est le résultat de la sédimentation de multiples législations spéciales qui se sont ajoutées les unes aux autres
    au fil du temps. Pour aboutir, ce chantier réclame donc la fixation d'un délai, d'une méthode et de principes clairs.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le Gouvernement entend s'appuyer sur les préconisations de la mission temporaire sur l'organisation et l'évolution des
    collectivités territoriales présidée par le sénateur Claude BELOT. Cette dernière a privilégié « la voie de la spécialisation de l'action des collectivités territoriales, fondée sur la prise en
    compte du principe de subsidiarité, tout en garantissant le respect des initiatives locales, nécessaires pour assurer l'adaptation aux spécificités des territoires&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Ainsi, le projet prévoit que l'exercice de clarification des compétences et des cofinancements sera achevé dans un délai
    de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Il fera l'objet d'un travail interministériel et d'une concertation étroite avec l'ensemble des associations nationales
    d'élus.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Ce chantier sera engagé sur la base de principes clairs fixés par le projet de loi :</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">-&nbsp;la loi attribue des compétences à la région et au département qui sont, en principe, des compétences exclusives
    ;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">-&nbsp;dès lors que la loi a attribué une compétence exclusive à une collectivité, cette compétence ne peut être exercée
    par une autre collectivité&nbsp;;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">-&nbsp;le département et la région se voient reconnaître une capacité d'initiative qui ne peut s'appliquer qu'à des
    situations et des demandes non prévues dans le cadre de la législation existante et qui doit être justifiée par un intérêt local&nbsp;;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">-&nbsp;à titre exceptionnel, l'exercice d'une compétence peut être partagé entre plusieurs collectivités territoriales.
    La loi peut alors désigner une collectivité chef de file ou laisser le soin aux collectivités intéressées de le faire par voie de convention.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">En ce qui concerne les financements croisés, il convient d'instaurer la règle selon laquelle le maître d'ouvrage doit
    assurer une part significative du financement de ses investissements. Par ailleurs, les cofinancements doivent être limités aux projets dont l'envergure ou le montant le justifie ou répondre à
    des motifs de solidarité ou d'aménagement du territoire.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">* * *</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>TITRE V. - DISPOSITIONS FINALES ET TRANSITOIRES</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 36</b> prévoit les dispositions de l'article 1<sup>er</sup> relatives aux conseillers territoriaux prennent
    effet lors de leur première élection, prévue en mars 2014.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 37</b> précise que les règles de composition des conseils communautaires prévues à l'article 3 du présent
    projet de loi s'appliqueront à compter du prochain renouvellement général des conseillers municipaux pour les EPCI existants. Ces dispositions sont en revanche d'application immédiate en ce qui
    concerne les créations ou les modifications de périmètre d'EPCI à venir.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 38</b> est relatif à Mayotte. Aux termes de l'article LO. 6113-1 du code général des collectivités
    territoriales, les lois et règlements sont applicables à Mayotte de plein droit sauf dans certaines matières, dont les finances communales. Le présent article rend donc expressément applicables
    les dispositions du présent projet de loi relatives à cette matière.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 39</b> étend à la Polynésie Française une partie des dispositions sur l'intercommunalité. Il met aussi à
    jour les articles d'extension relatifs à la Polynésie Française contenus dans le code général des collectivités territoriales.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'<b>article 40</b> a pour objet d'habiliter le Gouvernement à prendre une ordonnance, sur le fondement de l'article 38
    de la Constitution, pour définir les mesures d'adaptation du chapitre consacré aux conseillers territoriaux en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. Les congrès de la Guyane et de la Martinique
    ont d'ores et déjà saisi le Gouvernement de demandes pouvant conduire à des évolutions institutionnelles ou statutaires et qui nécessiteront la consultation des électeurs. En Guadeloupe, les élus
    ont sollicité un délai de réflexion avant de saisir le congrès d'un projet équivalent. Cet article permet donc de ne pas préjuger du résultat des procédures en cours et préserve la liberté des
    électeurs qui seront appelés à se prononcer. La Réunion n'ayant pas manifesté l'intention de s'engager dans une démarche de ce type, il n'est pas utile de prévoir, pour ce département
    d'outre-mer, de mesure particulière d'adaptation.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Oct 2009 18:44:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lyon12.fr/article-la-reforme-territoriale-principales-dispositions-39135713.html</guid>
                <category>Réformes</category>        <comments>http://www.lyon12.fr/article-la-reforme-territoriale-principales-dispositions-39135713-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Changement de statut de La Poste: quelques précisions]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/article-36771700.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/57/56/68//la-poste.gif" class="CtreTexte" width="245" height="208"><br>
    <b><br>
    Parce qu’il est impératif que La Poste se modernise et puisse jouer à armes égales avec ses concurrents étrangers dès 2011 comme l’exige une directive européenne, le Gouvernement a décidé de la
    transformer en société anonyme pour permettre une augmentation de capital. Mais La Poste restera une entreprise publique.&nbsp;C’est un changement de statut, ce n’est pas une
    privatisation.</b><br>
    <br>
    Ses missions de service public et sa présence sur l’ensemble du territoire sont garanties et les droits et statuts de postiers sont maintenus. Avec&nbsp; 2,7 milliards d’euros publics
    supplémentaires, c’est un signe de confiance que l’Etat donne à La Poste.<b><br>
    <br>
    C’est un changement de statut, ce n’est pas une privatisation.</b>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><br></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><b><span style="color: #cc0000; font-size: 12pt;">Pourquoi changer le statut de la Poste ?</span></b></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="font-family: wingdings,zapf dingbats; font-size: 10pt;">m</span>&nbsp;</b>Avec l’ouverture totale à la concurrence dès le 1er janvier 2011, conformément à la directive postale
    européenne, La Poste affrontera <b>de nouvelles concurrences</b>.<br>
    Pour y faire face, la Poste doit continuer à se moderniser et augmenter ses capitaux propres pour réaliser de nouveaux investissements, ce que son statut actuel ne lui permet pas.<br>
    En effet, La Poste est un établissement public et n’a d’autre solution si elle veut se financer davantage que l’endettement. Or son endettement atteint déjà six milliards d'euros.<br>
    Seul, le passage au statut de société anonyme permettra à la Poste de réaliser une augmentation de capital et de bénéficier de nouvelles sources de financements.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #cc0000; font-size: 12pt;"><b>Ce qui va changer</b></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Wingdings; font-size: 10pt;"><b>m</b></span> Le projet de loi concrétise le changement de statut juridique de la Poste, qui passe du statut d’Epic à celui de <b>société
    anonyme</b> au 1er janvier 2010.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Wingdings; font-size: 10pt;"><b>m</b></span> <b>L’Etat va investir</b> <b>2,7 milliards d’euros</b> pour financer les investissements de la poste, ce qu’aucun
    Gouvernement n’a jamais fait. Cet investissement est la marque d’un engagement fort de l’Etat et de sa confiance en l’avenir de La Poste.<br>
    La Poste pourra ainsi continuer à assurer ses missions de service public, avec de meilleures conditions d’exercice et une qualité de service renforcée.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="color: #cc0000;"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Ce qui ne change pas</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Wingdings; font-size: 10pt;"><b>m</b></span> <b>100% des capitaux de La Poste restent publics.</b><br>
    Il sera spécifié dans le texte du projet de loi qu’aucuns capitaux de fonds privés ne pourront entrer au capital de la Poste.<br>
    Contrairement à ce que voudrait faire croire la gauche en agitant l’épouvantail de la privatisation, le changement de statut n’est en rien une privatisation.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Wingdings; font-size: 10pt;"><b>m</b></span> La Poste reste "un groupe public qui remplit des missions d'intérêt général". <b>Ses 4 missions d’intérêt général sont
    maintenues :</b><br>
    - La distribution du courrier (6 jours sur 7) ; le prix unique du timbre est maintenu.<br>
    - La contribution à l’aménagement du territoire à travers ses points de contact ;<br>
    - Le transport et la distribution de la presse ;<br>
    - L’accessibilité bancaire
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="font-family: Wingdings; font-size: 10pt;">m</span> Les droits et statuts des postiers,</b> qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels, restent inchangés.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Wingdings; font-size: 10pt;">m</span> Le projet de loi transpose par ailleurs la directive du 20 février 2008 fixant au 31 décembre 2010 la libéralisation totale des
    marchés postaux en Europe.<br>
    La Poste reste <b>l’opérateur du service universel</b> pour une durée de 15 ans. Le contenu et le périmètre du service universel sont inchangés.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Oct 2009 13:19:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.lyon12.fr/article-36771700.html</guid>
                <category>Réformes</category>        <comments>http://www.lyon12.fr/article-36771700-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Mouvement populaire salue avec enthousiasme les décisions annoncées en faveur des Harkis]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/article-le-mouvement-populaire-salue-avec-enthousiasme-les-decisions-annoncees-en-faveur-des-harkis-44011944.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #333333;">Au-delà de la reconnaissance morale qui leur est due, le Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants s’est également engagé sur une reconnaissance sociale et
    économique faisant ainsi écho aux attentes légitimes exprimées par les associations.<br>
    <br>
    Cette reconnaissance qui se traduit par plusieurs mesures - renforcement du plan emploi en faveur des enfants des harkis jusqu’à fin 2010, création d’emplois réservés, disponibilité de 200000
    actes de formation prévus dans le plan emploi et de 190000 contrats aidés, extension de l’allocation de reconnaissance de 20.000 € à certains enfants de supplétifs qui ne pouvaient jusqu’alors en
    bénéficier - satisfait des demandes légitimes de cette communauté pour lesquelles le Président de la République s’était engagé lors de la campagne électorale à l’occasion de sa rencontre avec ses
    représentants le 31 mars 2007.<br>
    <br>
    Le Mouvement Populaire se félicite par ailleurs qu’une de ses propres revendications touchant au respect de cette communauté ait été retenue par le Gouvernement. La modification très prochaine de
    la Loi du 23 février 2005 "portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" qui permettra aux tribunaux de "condamner la diffamation et l’injure
    envers les Harkis, de la même manière que sont sanctionnés dans notre pays les propos à caractère raciste", est une décision juste, ouvrant de nouveaux droits en autorisant la constitution de
    partie civile.<br>
    <br>
    Le Mouvement Populaire soutiendra totalement le Gouvernement dans sa détermination à reconnaître la communauté Harkis dans la reconnaissance de ses droits.<br></span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #333333;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #333333;">Dominique PAILLE<br>
    Porte-parole adjoint</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #333333;"><em>Communiqué du 25 septembre 2009</em></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 26 Sep 2009 18:26:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.lyon12.fr/article-le-mouvement-populaire-salue-avec-enthousiasme-les-decisions-annoncees-en-faveur-des-harkis-44011944.html</guid>
                <category>Réformes</category>        <comments>http://www.lyon12.fr/article-le-mouvement-populaire-salue-avec-enthousiasme-les-decisions-annoncees-en-faveur-des-harkis-44011944-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Réforme de la justice pénale: les propositions du Comité LEGER]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/article-36093486.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Mis en place par Nicolas SARKOZY en octobre dernier, le Comité présidé par l’avocat général Philippe LEGER pour réfléchir
    à une réforme du Code pénal et de sa procédure a rendu son rapport au Président de la République le mardi 1er septembre dernier.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Concernant la procédure pénale, le rapport formule 12 propositions :</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>1. Transformer le juge d'instruction en juge de l'enquête et des libertés, investi exclusivement de fonctions
    juridictionnelles.</b></span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ le rapport souhaite ainsi sortir de l’ambiguïté du juge d’instruction qui cumule les fonctions d’un juge et celles d’un
    enquêteur et qui n’est donc totalement ni l’un ni l’autre</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>2. Simplifier la phase préparatoire du procès pénal en instituant un cadre unique d'enquête</b>, c'est à dire un
    directeur d'enquête unique: le procureur de la République et une autorité de poursuite unique: le procureur de la République.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>3. Instituer un juge de l'enquête et des libertés disposant de pouvoirs importants</b>. Un juge compétent pour décider
    des mesures les plus attentatoires aux libertés individuelles: écoutes, perquisitions en flagrance, sonorisation, délivrance de mandats d'amener. C'est ce juge qui contrôlera la loyauté de
    l'enquête.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>4. Garantir et renforcer tout au long de l’enquête les droits des victimes et du mis en cause</b> (qui sera la
    nouvelle formulation du « mis en examen »).</span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ le rapport propose notamment de distinguer deux régimes : le régime actuel et un régime renforcé dans lequel le mis en
    cause disposera de l’ensemble des droits du contradictoire</span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ s’agissant des victimes : la victime pourra devenir partie à une enquête et bénéficier ainsi pleinement des droits du
    contradictoire et de la défense, la victime pourra dénoncer auprès du Procureur de la République mes faits qu’elle estime constitutifs d’une infraction et, en matière criminelle, contester la
    décision de classement devant le juge de l’enquête.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>5. Renforcer le respect des droits et des libertés individuelles dans la phase préparatoire au procès
    pénal</b></span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ le comité propose donc d'accroître la place de l'avocat dans la garde à vue, tout en préservant l'efficacité de
    l'enquête</span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ les conditions de garde à vue seront clarifiées (interdiction si la peine encourue est inférieure à un an de prison) et
    une nouvelle retenue coercitive, la « retenue judiciaire », d’une durée plus courte, est créée pour les personnes soupçonnées d’une infraction pour laquelle la peine d’emprisonnement est
    inférieure à 5 ans</span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ s’agissant de la détention provisoire, il est proposé de réduire fortement les délais butoirs et d’apporter des
    garanties renforcées (collégialité facultative compétence pour décider du placement, remise en liberté de droit en cas d’absence d’acte d’enquête pendant plus de trois mois)</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>6. Simplifier, harmoniser et sécuriser la procédure préparatoire au procès pénal</b></span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ le Comité propose notamment d’unifier les différents régimes de garde à vue, de remplacer la chambre de l’instruction
    par une chambre de l’enquête et des libertés soumise à des règles procédurales simplifiées, d’harmoniser les délais de procédure.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>7. Supprimer le secret de l'enquête et maintenir le secret professionnel</b></span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ le rapport propose de dépénaliser la violation du secret de l'instruction, devenu dans bien des cas « fictif », tout en
    maintenant le secret professionnel et les sanctions qui s’y attachent à l’égard des personnes qui concourent à la procédure</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>8. Faire du président l’arbitre du débat judiciaire</b></span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ le rapport propose que le président soit davantage un arbitre et que, pour se faire, il ne dispose plus de la direction
    des débats mais veille uniquement au bon déroulement de l’audience. Cette manière de procéder permettra de renforcer sa neutralité tout en conservant la possibilité pour lui d’être pleinement
    éclairé avant de devoir statuer</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>9. Développer l’échevinage en matière correctionnelle</b></span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ le Comité Léger propose d’étendre le système déjà en place en matière pénale depuis 1791 en matière correctionnelle :
    cela permettrait de rapprocher les citoyens de leur justice</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>10. Renforcer les droits des parties civiles dans la phase de jugement</b></span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ le Comité propose notamment qu’une association de victimes puisse saisir le parquet afin que celui-ci forme appel,
    qu’il soit poser l’obligation d’aviser la partie civile de la date d’audience d’appel, même s’il n’a pas été formé appel des dispositions civiles.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>11. Moderniser la cour d’assises et améliorer les garanties entourant la procédure criminelle</b></span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ le Comité propose notamment de poser l’obligation de motiver les arrêts d’assises (dépasser la seule « intime
    conviction »), de donner la possibilité aux assesseurs et au jury d’avoir accès au dossier de la procédure, de retranscrire ou d’enregistrer les procès d’assises.</span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ le rapport préconise également d’attribuer à la partie civile un droit de récusation des jurés d’assises, d’alléger la
    procédure d’assises en cas de reconnaissance de sa culpabilité (plaider-coupable) sauf lorsque l’accusé encoure la réclusion à perpétuité</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><b>12. Harmoniser les délais de procédure</b></span></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">→ pour renforcer la sécurité juridique, le rapport propose par exemple la mise en place d’un délai unique de 10 jours
    pour former appel d’une ordonnance, d’un jugement ou se pourvoir en cassation</span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 14 Sep 2009 10:23:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.lyon12.fr/article-36093486.html</guid>
                <category>Réformes</category>        <comments>http://www.lyon12.fr/article-36093486-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La réduction de l'impôt sur le revenu bénéficie à 5,5 millions de foyers à revenus modestes]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/article-35807627.html</link>        <description><![CDATA[<div id="content-header" style="text-align: center;">
    <div style="text-align: left;">
      <div style="text-align: justify;">
        <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b><img src="http://idata.over-blog.com/1/57/56/68/Buying_renting_budget.jpg" class="CtreTexte" width="300" height=
        "300"><br>
        Conformément à la décision du président de la République annoncée après le sommet social de février dernier, un crédit dimpôt exceptionnel a été mis en place pour les ménages les plus
        affectés par la crise économique. Les avis d'imposition sur le revenu (ou de non-imposition) sont en cours de distribution depuis la mi-août à 36 millions de foyers fiscaux. Ils mentionnent
        le crédit d'impôt à ses bénéficiaires.<br>
        <br></b></span></span>
      </div>
    </div>
  </div><!-- /#content-header --><!-- CONTENT AREA -->
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span class="d"><b>Cette mesure de</b> <b>soutien au pouvoir dachat des ménages les plus modestes</b> bénéficie aux
    contribuables imposés dans la tranche marginale à 5,5 % dont le <b>revenu imposable 2008</b>, divisé par le nombre de parts de leur foyer fiscal, est <b>compris entre 5 852 euros et 11 673
    euros</b>.</span></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">De plus, pour éviter un effet de seuil, les contribuables dont le revenu imposable par part est compris entre 11 673
    euros et 12 475 euros bénéficient d'un allègement dégressif.</span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>Donner à la mesure un effet immédiat sur le budget des ménages</b></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Plus de 1 200 000 contribuables qui relevaient de la tranche dimposition à 5,5 % au titre des revenus de 2007 ont
    bénéficié, dès le mois de mai, d'une réduction anticipée de leurs versements (suppression du second acompte provisionnel ou interruption des prélèvements pour les contribuables
    mensualisés).</span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>A l'occasion de l'envoi des avis d'imposition, plus de 4,3 millions de foyers supplémentaires percevront l'effet
    de cette mesure.</b></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>Au total, près de 5,5 millions de foyers fiscaux bénéficieront d'un gain de pouvoir d'achat de près de un milliard
    d'euros.</b></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L'avis dimposition, envoyé aux contribuables depuis la mi-août, leur permettra de savoir s'ils bénéficient de la mesure
    de réduction.</span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Les contribuables concernés n'ont donc <b>aucune démarche à accomplir</b>.</span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b>Un dispositif de communication spécifique</b></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Pour que le dispositif soit clair et bien compris par les Français, le ministre a adressé avec les avis dimposition
    <b>une lettre aux différentes catégories de contribuables concernés par la mesure</b> afin de leur préciser les modalités de mise en uvre de la mesure en fonction de leur
    situation.</span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Le crédit d'impôt exceptionnel est également expressément mentionné sur l'avis dimposition.</span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">La <abbr title="direction générale des finances publiques">DGFiP</abbr> a aussi organisé, à la demande du ministre, un
    dispositif d'accueil spécifique des contribuables concernés par la mesure de réduction exceptionnelle avec, notamment, un <b>accueil téléphonique dédié auprès du Centre Impôts Service au 0810 46
    76 87</b>.</span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Le ministre a, de plus, porté une attention particulière à la situation des contribuables qui avaient bénéficié de la
    mesure au mois de mai et qui ne sont pas éligibles compte tenu de leurs revenus en 2008 et de l'évolution de leur situation.</span></span>
  </p>
  <p class="formated-date" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    <b>Il a décidé de faire bénéficier ces 150 000 contribuables d'une mesure exceptionnelle d'étalement de leur impôt sur six mois</b>, ce qui permet de lisser dans le temps la
    régularisation.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Sep 2009 00:01:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.lyon12.fr/article-35807627.html</guid>
                <category>Réformes</category>        <comments>http://www.lyon12.fr/article-35807627-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Statut d'auto-entrepreneur : un éclatant succès]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/article-34928306.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le régime de l'auto-entrepreneur, créé le 1er janvier 2009, a largement séduit : 182 000 personnes ont d'ores et déjà été enregistrées comme telles, a
    annoncé il y a quelques jours le secrétaire d'Etat chargé des PME, Hervé NOVELLI.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Un succès impressionnant, alors que le gouvernement tablait initialement sur 200 000 auto-entrepreneurs pour l'ensemble de l'année. Un tiers des
    autoentrepreneurs sont salariés, un quart sont des chômeurs bénéficiant d'une aide à la création ou à la reprise d'entreprise et 6 % sont retraités. 19 % ont choisi une activité commerciale de
    détail, 12 % sont dans la construction et 9 % dans les services à la personne. </span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Principal avantage : des impôts et cotisations sociales payés avec un taux forfaitaire unique et seulement sur la base du chiffre d'affaires
    effectivement réalisé. Ce nouveau cadre légal a dopé les créations d'entreprise 272 000 ont été enregistrées au premier semestre 2009, contre 327 000 au total en 2008, Le gouvernement espère
    désormais atteindre les 500 000 à la fin de l'année (contre 328 000 en 2008).</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">D'autant que le régime de l'auto-entrepreneur déjà étendu à certaines professions libérales sera à compter de septembre plus accessible aux
    fonctionnaires.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Pour plus d'informations sur le sujet:</span>
  </div><span style="font-family: verdana,geneva;"><b><span style="font-size: 10pt;"><br></span></b></span>
  <div style="text-align: center;">
    <b><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><a href="http://www.auto-entrepreneur.fr/">http://www.auto-entrepreneur.fr/</a><br>
    <br></span></span></b><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">ou encore</span></span><b><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    <br>
    <a href="http://pme.service-public.fr/actualites/zoom/nouveau-statut-auto-entrepreneur.html">http://pme.service-public.fr/</a></span></span></b>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 08 Aug 2009 16:36:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.lyon12.fr/article-34928306.html</guid>
                <category>Réformes</category>        <comments>http://www.lyon12.fr/article-34928306-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bon anniversaire à la loi LME !]]></title>
        <link>http://www.lyon12.fr/article-34605785.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;<img src="http://new.citroen.c6.free.fr/USINE/USINE%2001.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="199"><br>
    <br>
    Un an après la promulgation de la Loi de modernisation de l'économie, le 4 août 2008, Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'industrie et de l'emploi, avec Hervé Novelli, secrétaire
    d'État chargé du Commerce, de l'artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, a présenté un premier bilan des principales mesures de la
    loi.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Bien sûr, les effets de la loi ne sont pas totalement opérationnelle en raison de la crise économique qui nous frappe. Pourtant, la Loi de modernisation
    de l'économie produit déjà des effets importants dans la vie économique et la vie quotidienne des Français.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">En particulier :</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">* 182 000 Français ont adopté le statut d'auto-entrepreneur. Cela a entraîné une hausse des créations d'entreprises de 60 %; autrement dit, il s'agit là
    de la traduction concrète du "travailler plus pour gagner plus" ;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">* les délais de paiement entre entreprises ont diminué de plus de 10 jours. Dans la filière automobile, qui s'est engagée à respecter scrupuleusement
    les nouveaux délais de paiement, cela représente 2,5 milliards d'euros de trésorerie en plus pour les fournisseurs et notamment les plus petits d'entre-eux ;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">* en matière de relations commerciales, les marges arrière se sont résorbées (passant de 32 à 11 %) et les prix des produits de grande consommation sont
    en baisse de 0,65 % depuis décembre 2008 ;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">* 23 813 opérations de soldes « libres » ont été organisées au premier semestre, les consommateurs bénéficient de réductions de prix importantes et la
    consommation des ménages résiste bien (+0,2 % au premier trimestre puis +0,7 % au second trimestre) ;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">* les projets de surfaces commerciales de proximité ont doublé, et de nouveaux magasins s'implantent dans les zones qui avaient été identifiées comme
    les moins concurrentielles ;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">* plus de 7 millions de Français détiennent depuis peu un livret A dans un réseau autre que les trois réseaux « historiques » et les encours ont
    augmenté de 24 %. Bien entendu, toutes les mesures de la Loi de modernisation de l'économie n'ont pas encore porté tous leurs fruits.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Certaines ont donné lieu à un travail réglementaire important et sont rentrées en vigueur il y a tout juste quelques mois. D'autres enfin sont prêtes et
    accompagneront la reprise, en rendant l'économie plus flexible, plus concurrentielle, plus efficace. Vous trouverez l'ensemble du dossier de presse à l'adresse suivante :</span>
  </div><br>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;">www.modernisationeconomie.fr</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 04 Aug 2009 17:37:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.lyon12.fr/article-34605785.html</guid>
                <category>Réformes</category>        <comments>http://www.lyon12.fr/article-34605785-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
</rss>