International

Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 19:22
Michel Havard, Député du Rhône et Conseiller Municipal de Lyon, fait partie de la Délégation Parlementaire française qui participe aux négociations de la phase finale de la Conférence de Copenhague (Danemark), du 15 au 18 décembre 2009.

Cette conférence réunit les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le changement climatique et doit fixer l'accord international qui succédera au Protocole de Kyoto (entré en vigueur en 2005 et expirant en 2012).

Le dernier rapport du GIEC montre que les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) d'origine humaine ont augmenté de 41 % depuis 1990. Depuis 1950, les émissions mondiales de CO 2 ont été multipliées par 10 et excédent largement les capacités de recyclage de la Terre ! Pour contenir le réchauffement climatique à deux degrés, il faut diviser au moins par deux nos émissions mondiales de CO 2 d'ici 2050.

Quels-sont les les enjeux de ce sommet ? :

- des engagements chiffrés, nationaux ou internationaux, sur un calendrier de réduction des émissions de gaz à effet de serre: la France et l'Europe propose 30% de réduction d'ici 2020;

- l'intégration d'un mécanisme mondial de réduction des émissions dues à la déforestation qui est responsable de 20 % des émissions de GES;

- la mise en oeuvre, sur proposition française, d'un plan de financement massif d'aide aux pays les moins développés pour les aider à lutter contre le réchauffement climatique ´L’inscription dans l’accord final du principe de création d’une Organisation mondiale de l’environnement, La France est fermement décidée, grâce à la volonté et l'énergie du Président SARKOZY, à tout mettre en oeuvre pour obtenir un accord ambitieux qui soit à la hauteur des enjeux planétaires liés à ce défi du réchauffement climatique.
Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 00:08
Voici le témoignage d'un étudiant lyonnais actuellement au Honduras, qui m'a été aimablement transmis par Jonathan Jamet du huitième arrondissement:

"Le président Manuel Zelaya a été élu en 2005, pour un mandat de 4 ans. Il était a l'origine du parti Liberal. L'autre parti est le parti national  mais au Honduras il n'y a pas de partis de gauche. les plus à gauche sont le centre-droit.
Durant son mandat, Manuel Zelaya a opéré un virage a gauche et s'est rapproche de Hugo Chavez, Daniel Ortega (Nicaragua) et Fidel Castro. Il a fait rentrer le Honduras dans l'ALBA (alternative bolivarienne pour l'Amérique latine). Chavez a fourni du pétrole à très bas coût au Honduras, mais le pétrole n'a jamais été aussi cher ici.On se demande bien où est passé l'argent.
Le mandat de Zelaya a vu la criminalité et la corruption augmenter à des niveaux records ( parmi les plus hauts du monde).
Le narcotrafic s'est développé; tous les jours des petits avions venant du Venezuela arrivent aux Honduras. Zelaya est accusé de narcotrafic international. La constitution hondurienne empêche un second mandat et Zelaya, soutenu par Chavez, avait pour idée de reformer la constitution pour pouvoir se représenter et faire une constitution gauchisante en bridant les entrepreneurs.
Pour ouvrir la voie à la reforme constitutionnelle, Zelaya voulait organiser une consultation populaire pour savoir si le peuple était d'accord. Cette consultation a été jugé illégale par la cour suprême de justice, le parlement, le tribunal électoral, l'état major des forces armées et condamnée par les partis politiques honduriens dont celui de Zelaya, la ligue hondurienne des droits de l'homme, et toutes les associations de la société civile. Le Honduras est dans une situation économique catastrophique. Les hôpitaux n'ont pas d'argent pour acheter des pansements,alors que c'est le plus basique. Les coupures d'électricité sont quotidiennes. Il a dépensé tout l'argent public pour financer sa campagne( plus de 2 millions d'euros ont été depensé rien que dans la campagne télévisée). Il a corrompu les fonctionnaires pour qu'ils participent à cette campagne, ils ont été menacé de licenciement s'ils refusaient d'en faire la promotion. Dans les hôpitaux,les directeurs disaient aux patients que s'ils refusaient de soutenir la consultation populaire, ils ne seraient pas soignés. Il y a eu des centaines de cas de corruption dans ce genre dignes d'un autre siècle. L'aide internationale a été détournée pour financer sa campagne.
Les honduriens ont refuse l'ingérence de Chavez et les institutions ont toutes voté contre cette consultation populaire, mais Zélaya est passé en force pur l'organiser, alors c'est lui qui a viole la constitution. Cette consultation devait avoir lieu le dimanche 28 juin.Dans la nuit de samedi à dimanche, la cour suprême de justice lance un mandat d'arrêt contre Zelaya qui a été arrêté par les forces armées. Il a été ensuite expulsé du pays vers le Costa Rica. Les militaires ont pris le contrôle de la chaine de télé gouvernementale et ont investi les différents ministères, ainsi que la "Casa Presidencial". Dans l'après-midi de dimanche, le Parlement a voté la destitution de Zelaya validé par la cour suprême de justice, et les militaires ont rendu le pouvoir aux civils dans la foulée tandis que le président du parlement Roberto Micheletti ( qui est issu du même parti que Zelaya) a été élu président par intérim jusqu'aux élections qui étaient prévues depuis longtemps en novembre. Les élections sont maintenues et tous les parlementaires de tous les partis soutiennent le nouveau gouvernement. Le gouvernement actuel est un gouvernement d'union nationale et des ministres des différents partis sont présents. Les forces armées n'ont aucune place dans le nouveau pouvoir, elles sont juste en alerte pour maintenir l'ordre. Il y a un couvre feu de 22h a 5h pour éviter les troubles. Zelaya, pour avoir des soutiens, a arrosé avec de l'argent et des promesses différents groupes sociaux tels que les chauffeurs de taxi, les bus, les enseignants (comme par hasard) et différents groupes indigènes et paysans. La grande majorité des honduriens soutiennent le nouveau gouvernement et se sentent trahis par la communauté internationale qui s'aligne sur les positions de Hugo Chavez. Légalement ce n'est pas un coup d'Etat car les pouvoirs sont aux mains des civils et les trois pouvoirs sont libres et indépendants. Hugo Chavez et ses allies (Equateur, Bolivie, Nicaragua, Cuba)  menacent le Honduras. Le Venezuela parle même d'intervention militaire pour remettre au pouvoir Zelaya, mais tout le pays est contre lui, et s'il revient il sera emprisonné. L'OEA(Organisation des Etats Américains) condamne les évènements mais ca peut se comprendre, l'ALBA aussi, mais c'est aussi normal, mais la position des USA, de l'ONU et de l'UE est incompréhensible. Ils laissent Chavez menacer un pays souverain et  l'expansionnisme de ce dernier en Amérique Latine.Bernard Kouchner a rappelé l'ambassadeur pour consultations ainsi que l'Espagne.Toutes les aides internationales sont gelées. Les caisses de l'Etat sont vides et,comble de malchance,le Honduras a vécu un séisme de 7.1 sur l'échelle de Richter,la grippe H1N1 et des inondations qui ont fait des victimes. Le gouvernement de Zelaya n' a rien fait, plus occupé à faire sa réforme constitutionnelle.Il faut que les pays européens défendent la démocratie et respectent le choix du peuple de ne pas vivre sous un régime autoritaire comme à Cuba ou au Venezuela.
Les medias français et internationaux informent très mal et une désinformation hallucinante se développe.Il faut aider le Honduras, transmettre des courriers aux parlementaires. Je sais que Jérôme Chartier fait parti de la commission des affaires étrangères et également du groupe d'amitié France- Honduras. Il faut informer les députés proches de nous pour qu'ils transmettent le message. On ne peut pas laisser Kouchner défendre les amis de Chavez contre la liberté du peuple, car si Zelaya revient, ca sera effectivement une dictature. Les étudiants latino-américains de France sont à fond derrière nous."

Pascal Ellul

Je ne partage pas les méthodes employées par les putschistes. S'opposer à un coup d'Etat par un autre coup d'état heurte le démocrate que je suis. Mais je suis très préoccupé par les progrès d'un certain populisme de gauche en Amérique Latine qui compromet sérieusement la paix et le développement dans cette partie du monde, phénomène qui n'intéressent malheureusement pas les journalistes occidentaux, quand ces derniers ne prêtent pas un regard complaisant...

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