Mardi 29 juin 2010
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23:13
La nouvelle est tombée aujourd'hui: la Garden Party prévue à l'Hôtel du Département le 13 juillet prochain a été annulée sur décision du Préfet Jacques
Gérault et du Président du Conseil Général et Ministre Michel Mercier.
Ces manifestations, qui à l'image de la Garden Party de l'Elysée, "la vraie", se sont multipliés depuis longtemps dans les ministères et l'ensemble des
préfectures de France.
L'annonce de l'annulation de la Garden Party de l'Elysée sur décision du Président de la République aura donc précipité, dans un soucis de cohérence et
par une motivation financière, l'ensemble des manifestations secondaires partout en France.
Je regrette cependant qu'il ait fallu attendre la crise financière, pour annoncer une telle mesure qui a au demeurant un impact financier très
limité.
En effet, je n'ai jamais participé à ces manifestations qui me paraissent être la négation même de l'esprit républicain né le 14 juillet 1789, et qui
allait faire naître quelques semaines plus tard l'abolition définitive des privilèges lors de la célèbre nuit du 4 août 1789.
Cet esprit républicain était celui du premier 14 juillet 1790, qui réunissait l'ensemble de la nation sans distinction, à l'occasion de la Fête de
la Fédération.
J'ai souvent observer combien les courtisans se bousculaient pour assister à la Garden Party de l'Elysée, dans une ambiance qui rappelait plus la Cour
de Versailles que la prise de la Bastille.
Cette anomalie est aujourd'hui réparée.
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Dimanche 27 septembre 2009
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Une chose est sûre, en parlant de "coupables" à une question qui lui était posée par un journaliste dans le cadre de l'affaire Clearstream, Nicolas
Sarkozy ne parlait pas des auvergnats.
J'avoue avoir du mal à comprendre la polémique née à ce sujet, alors que la présomption d'innocence ne doit pas nous faire oublier quelles sont nos certitudes dans cette affaire: d'une part, des
coupables existent bel et bien dans cette affaire, car un complot a bien été fomenté, les faits sont établis; d'autre part, ce complot a indiscutablement un victime, Nicolas Sarkozy.
Il n'est pas interdit aujourd'hui à la défense de Dominique de Villepin de passer à l'offensive en passant du rôle d'accusé à d'accusateur.
Sans me prononcer sur le fond de l'affaire, je considère que le rôle joué par l'ancien premier ministre dans cette affaire sont pourtant troubles: selon ses accusateurs, celui-ci aurait été
informé très tôt de la découverte de ces faux listings attribués à la Banque Clearstream sans en informer Nicolas Sarkozy qui était ministre dans son même gouvernement.
Que Dominique de Villepin ait découvert ces faux grossiers ou qu'ils aient été réalisés sous ses ordres, il n'en demeure pas moins que ce comportement ne me parait pas très honnête. A défaut de
révéler sa culpabilité, il témoigne de la nature réelle de l'ancien Premier Ministre.
Selon Franz-Olivier Giesbert, Villepin aurait dit « Sarkozy, c'est fini. Si les journaux font leur travail, il ne
survivra pas », (citation tirée de La Tragédie du président, 2006).
Une manière quelque peu triviale d'éliminer un adversaire politique et une manière de faire de la politique que je ne partage pas.
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Mardi 25 août 2009
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"A partir du moment où François Bayrou continue d'affirmer son opposition à la politique menée par Nicolas Sarkozy,
j'estime qu'il est dans l'opposition et que nous pouvons donc nous allier avec lui"
Telle est la déclaration rendue aujourd'hui par Gérard Collomb à l'hebdomadaire Tribune de Lyon.
Il suffit de s'opposer à Nicolas Sarkozy et son action pour faire partie de l'opposition selon le maire PS de
Lyon.
A l’image de l’ensemble des éléphants socialistes, ce qui semble le plus manquer au PS est un projet alternatif à
proposer aux français, et non une alliance électorale de circonstance destinée à conserver les régions socialistes à l’horizon 2010.
Qu'en pensez vous ?
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Lundi 17 août 2009
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13:33
Je suis très heureux d'apprendre l'intégration prochaine du MPF de Philippe de Villiers et du mouvement Chasse, Pêche, Nature et Tradition (CNPT) de
Frédéric Nihous au sein de la majorité présidentielle.
Philippe de Villiers, ancien ministre UDF et Frédéric Nihous, ancien cadre du RPR ont franchi un pas décisif vers l'Union de la droite et du Centre que même le Général de Gaulle
n'était pas parvenu à réaliser.
La majorité présidentielle compte aujourd'hui en son sein la majorité des formations politiques qui comptent au sein de notre pays. Elle réunit des hommes de droite, du centre (Nouveau
Centre, Parti Radical et même une partie du Modem avec Michel Mercier) et de gauche (gauche moderne, les progressistes d'Eric Besson), unis dans la
volonté de mettre en oeuvre un projet commun au service de l'intérêt général.
Je ne tomberai pas cependant dans l'angélisme. Certes, la cohabitation entre ces différents courants de pensée sera peut être agitée par moment: "ça tanguera un peu" comme l'a dit très justement
le leader de Gauche Moderne Jean-Marie Bockel. Mais je suis confiant dans la méthode employée, car elle suscitera des débats productifs au sein de la majorité. Elle obligera aussi les
différentes parties en présence à confronter les points de vue sans renier la diversité de chacun. Personne n'a raison tout seul.
Enfin, je crois que chaque français pourra se reconnaitre dans cette majorité. Je me souviens d'un temps pas si éloigné où l'ancien Président de la République avait choisi de se baser sur un
carré de fidèles pour former son gouvernement. C'était en 1995. le gouvernement dirigé alors par Alain Juppé, représentait les 20% des français ayant voté pour Jacques Chirac au
premier tour de l'élection présidentielle.
Une telle "fermeture" avait alors conduit ensuite la droite française au désastre de 1997 et à l'enfer de la cohabitation.
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Lundi 6 juillet 2009
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13:41
Petite victoire de la démocratie hier à Hénin-Beaumont.
Le Front républicain a tenu bon malgré le score effrayant réalisé par le Front National au premier tour et les mille bonnes raisons qui auraient pu conduire les habitants d'Henin-Beaumont à ne
pas revoter socialiste.
Ces évènement doivent toutefois nous amener à ne pas nous couper d'un électorat populaire qui avait massivement voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 qui est aujourd'hui en première ligne face à la
crise et qui ne ressent pas encore les premiers effets des multiples réformes engagées depuis deux ans.
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Mercredi 6 mai 2009
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15:29
Il y a deux ans aujourd'hui, Nicolas Sarkozy était élu Président de la République avec 53,06 % des voix, soit un total de 18 983 138 en sa faveur.
Les lyonnais ont apporté leur part à cette victoire et il faut le rappeler. En effet, à Lyon, Nicolas Sarkozy arrivait en tête dans 5 arrondissements sur 9 et faisait jeu égal avec la gauche dans
les 7ème et 8ème arrondissement. Dans la banlieue lyonnaise, Nicolas Sarkozy s'imposait dans la quasi-totalité des fiefs de la gauche: Bron, Rillieux la pape, Saint Priest ...
Comme l'a très bien rappelé le Président de la République hier soir à Nimes, le temps des commémorations n'est pas encore venu. Nous sommes encore dans le temps de l'action, rendue incroyablement
plus difficile en raison de la crise économique que nous traversons. Je retiens cependant de ces deux premières années de mandat un retour de premier plan du politique sur l'économie et la
finance ainsi qu'une formidable efficacité dans la réforme de notre pays.
Cette action qu'il faut continuer contribue à la fois à la crédibilité de l'action politique (les promesses sont tenues!) et à la nécessité d'adapter notre pays à un monde qui change rapidement,
ce que la crise financière confirme aujourd'hui.
Les Français comprennent cette analyse, ce qui semble confirmé par les derniers sondages qui placent l'UMP en tête aux prochaines élections européennes le 7 juin prochain. Je ne serai pas surpris
qu'il en soit de même à Lyon...
Je fêterai ce soir cet heureux anniversaire avec les militants UMP du huitième arrondissement dans un restaurant du quartier des Etats-Unis.
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Mardi 14 avril 2009
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23:50
C'est dans un hémicylce pratiquement vide que les députés ont procédé au vote de la loi Hadopi jeudi dernier. Après les
débats surgirent une dizaine de députés socialistes qui se cachaient dans les couloirs de l'assemblée (certains se planquaient même à l'intérieur des sanitaires !) Ils portent alors un nombre
suffisant pour rejeter le texte et jouer ainsi un mauvais tour à la majorité. Malheureusement, ils jouaient aussi un mauvais tour à la démocratie.
En effet, cette triste scène relance l'éternel débat sur l'absentéisme parlementaire réel ou le plus souvent supposé par le grand public qui ne comprend pas pourquoi l'hémicycle est vide alors
que des textes importants sont examinées.
Comme ancien attaché parlementaire, je suis bien placé pour savoir que le travail d'un député ou d'un sénateur ne se limite pas à la présence dans l'hémicycle mais qu'il se prolonge dans les
commissions, les rendez vous et enfin le travail en circonscription. Ce travail souvent peu visible est pourtant fondamental: rien ne serait pire qu'un député présent en permanence au Parlement,
coupé des réalités du terrain et qui ne comprendrait plus la société pour laquelle il édicte des règles.
Cet incident a au moins le mérite de relancer le débat sur le cumul des mandats: une spécialité bien française de moins en moins accepté par l'opinion. L'exemple du sénateur-maire Gérard Collomb,
qui de son propre aveu ne met jamais les pieds au Sénat et dont le travail parlementaire est inexistant, illustre parfaitement ces dérives. L'exemple de Jean-Jack Queyranne, Président de la
Région Rhône-Alpes et député du Rhône, est lui aussi édifiant.
C'est la raison pour laquelle je propose d'accroitre les restrictions au cumul des mandats. Un parlementaire ne devrait ainsi plus pouvoir présider un éxécutif, que ce soit un conseil régional,
un conseil général ou une commune dépassant une certaine taille.
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Lundi 19 janvier 2009
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22:21
Dans quelques heures, Barack Obama sera le premier afro américain à occuper la maison blanche. Un évènement historique qui crée un engouement sans
précédentn aux Etats-Unis bien sûr, mais dans le monde entier également.
La France n'a pas échapper à ce phénomère qu'on pourrait appeler Obamania. De nombreux commentateurs français ont d'ailleurs mis en parallèle la France et les Etats-Unis, le plus souvent pour
souligner qu'une telle élection serait impossible dans notre pays. Une attitude d'autodénigrement qui ne reflète pas la réalité politique de notre République, qui a su depuis très longtemps
donner une place aux minorités, en avance sur la totalité des pays occidentaux.
En effet, peu se souviennent d'Isaac-Jacob Crémieux, plus connu sous le nom d'Adolphe Crémieux, qui fut le premier
ministre de confession israélite à accéder à un poste ministériel. C'était en 1870, une première en Occident. En 1936 un autre israélite, Léon Blum, accède à la présidence du Conseil, le poste le plus élevé dans la IIIème République. Là aussi, ce fut une première en
Occident.
Peu se souviennent aussi de Félix Houphouët-Boigny, premier ninistre noir de la
République, et qui siégea dans les gouvernements de Guy Mollet, Charles de Gaulle et Michel Debré. Encore une grande première en Occident, cinquante ans avant Rama Yade !
Personne ne se souvient non plus de Gaston Monnerville, petit fils d'esclave noir et président du
Sénat dans les années 1960, ce qui en fit le deuxième personnage de l'Etat Français après le général de Gaulle ! Là encore, une très grande première en Occident !
La République française s'est encore singularisée en 1993 en se dotant d'un premier ministre non Européen, Edouard Balladur, né en Turquie d'une famille smyrniote qui avait fui le Nakhitchevan.
Sans parler bien sûr de Nicolas Sarkozy, premier chef d'Etat occidental fils d'immigré depuis 2007, un élément qu'on oublie un petit peu trop souvent malheureusement, et qui explique sûrement son
grand attachement à la diversité.
Je regrette ainsi l'autodénigrement de certains, qui ignorent trop souvent que la France a su parfois donner ses chances à la diversité et servir ainsi de modèle à nos amis européens et
nord-américains depuis un siècle.
L'histoire de France depuis un siècle a montré que tout est possible en France, y compris un Obama Français. En attendant que l'égalité des chances, qui est une exigence républicaine, soit enfin
une réalité.
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