J'étais hier soir à la MJC de Monplaisir pour un débat consacré aux enjeux des élections européennes face à la culture. L'UMP était
représenté par Nora BERRA, conseillère municipale de Lyon et élue du huitième arrondissement, qui figure en 5ème position (éligible) sur la liste menée par Françoise Grossetête.
Malheureusement, le vrai débat n'a pas eu lieu. En effet, si les dirigeants de la MJC avaient pris le soin d'inviter l'ensemble des listes de gauche (NPA, les Verts, le PC et le PS), du Modem
et de l'UMP, certaines listes de droite n'avaient pas été conviées, notamment la liste de Nicolas Dupont-Aignant, la liste Libertas et celle du Front National.
Conséquence: chaque candidat disposant d'un temps de parole égal, le discours modéré de l'UMP et du Modem a été rapidement noyé au milieu d'un discours marxiste rendu ainsi aussi majoritaire
qu'outrancier. On a ainsi pu entendre Pascale Bonniel-Challier, adjointe du maire PS de Lyon Gérard Collomb, louer les mérites de la politique culturelle des pays de l'ancien bloc de l'est
avant la chute du Mur de Berlin !
Ensuite, parmi les listes de gauche, seul le NPA avait envoyé un candidat présent sur la liste, alors que les autres listes de gauche dépêchaient des seconds couteaux assez peu concernés par
les problématiques européennes. Leur cible unique: Nicolas Sarkozy et sa politique, oubliant le véritable enjeu européen du débat.
Le débat n'a pas eu lieu enfin en raison du comportement scandaleux de la salle qui huait la représentante de l'UMP Nora BERRA dès que celle-ci prenait la parole. A tel point que le conseiller
municipal Modem de Saint Priest Habib Darwiche demandait au médiateur d'intervenir pour calmer la salle. Le candidat du NPA Nicolas TASSO s'en prenait ensuite avec véhémence à Florence Mardirossian, brillante candidate de la liste Modem qui s'est efficacement défendue.
Je regrette pour ma part cette absence de débat réel sur ce thème de la culture en Europe pourtant si essentiel, alors que les élections européennes n'arrivent pas à passionner les
citoyens.
Marie-Georges BUFFET appelle aujourd'hui les électeurs à provoquer un nouveau 29 mai 2005. Les socialistes, par
l'intermédiaire de leur porte-parole Harlem DESIR, appelle à faire du scrutin un vote sanction pour le gouvernement: tout un (non) programme.
Pourtant, les enjeux du scrutin européen dépassent largement la personne du Président de la République Française, si importante fût son influence dans les affaires de notre continent.
J'aimerais ainsi que les partis de gauche commencent enfin à se soucier des enjeux réels de cette élection:
- quelle doit être la politique de l'Union européenne en matière de lutte contre les délocalisations et la protection de nos frontières commerciales ?
- quelle doit être la politique future de l'Union européenne concernant les futurs élargissements (Croatie, Turquie et depuis hier l'Islande...) et même si ces élargissements doivent avoir
lieu;
- quelles doivent être les priorités de la prochaine mandature en matière de politique agricole ? d'enseignement supérieur et de recherche ?
- quelle direction pour l'Europe: le président BARROSO doit il être reconfirmé dans ses fonctions ?
- quels doivent être nos rapports avec la Chine ? L'Inde ? La Russie ?
- quid du dossier Georgien ? du Kossovo ? de l'Union pour la méditerrannée?
- les politiques migratoires de l'Union européennes doivent elles être poursuivies ?
- quelles sont les positions communes des différents partis de gauche au niveau européen (pour la droite, Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL ont apporté quelques réponses à ce sujet hier soir)
?
- quelle doit être la politique de l'Union européenne en matière de consommation (actions de groupe), de protection du droit d'auteur (un hadopi européen) ou encore en matière de contrefaçon
?
Et de multiples questions encore !
Les prochaines élections européennes ne passionnent guère les français, alors que les enjeux pour les prochaines années sont importants. C'est pourquoi il faudrait que le vrai débat des
européennes commence enfin.
Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, a inauguré le 9 avril aux côtés de Michel Barnier, coordinateur
national de la campagne des européennes 2009 pour la majorité, le QG de campagne, situé au siège du mouvement, rue La Boétie.
* * *
L’UMP a décidé de mettre tous les atouts de son côté dans ces élections européennes du 7 juin. "La première bataille
est de lutter contre l'abstention parce que le rôle du député européen est important", a rappelé Michel Barnier. L’ancien commissaire européen s’est félicité de la mise en place d’un
dispositif complet avec "avec le pool internet, le pool des événementiels, et le pool de la caravane des jeunes". Trois jeunes militants partiront ainsi dans une dizaine de jours pour
sillonner les huit circonscriptions européennes et faire de la pédagogie sur ces élections.
Xavier Bertrand a annoncé lors de cette inauguration vouloir une campagne forte et s’engager pleinement. Il a promis
d’être présent à tous les meetings en France et en Europe -il sera à Varsovie les 29 et 30 avril et en Hongrie le 2 mai. « Je ne vais pas être derrière les candidats, je vais être devant les
candidats ».
Le QG de campagne compte 10 à 15 permanents. Ils travaillent sous la responsabilité du directeur de campagne, Franck
Riester, député-maire de Coulommiers, à la coordination des différentes campagnes régionales mais également à la communication nationale de la majorité. Conscient depuis longtemps que les
nouvelles technologies sont nécessaires dans l’élaboration d’une communication efficace, le Mouvement populaire a mis en ligne un site consacré aux européennes 2009. Doté d’une web/TV, d'un
site d'information et d'un réseau social qui permet de transférer des profils de Facebook vers le site ump2009.eu est dès à présent un
média incontournable pour les militants.
Interrogé sur la finalisation des listes, Xavier Bertrand s’est voulu rassurant. « Il n’y a aucune urgence », a-t-il
déclaré. Une réunion de la Commission nationale d’investiture se tiendra les 14 et le 15 avril sur ce sujet.
De son côté, Michel Barnier qui est également tête de liste en Ile-de-France, lancera sa campagne le 28
avril. Venez découvrir le site des élections européennes
2009
Comme l'a souligné le président de la République qui estime que le parti se doit "d'envoyer les meilleurs" au Parlement de Strasbourg, ce scrutin est un "rendez-vous
essentiel".
C'est pourquoi l’UMP s'est déjà mise en ordre de marche et a dévoilé les noms de ses têtes de listes aux élections européennes.
Il s’agit de :
Michel BARNIER (Ile-de-France)
Joseph DAUL (Est)
Dominique RIQUET (Nord-Ouest)
Dominique BAUDIS (Sud-ouest)
Françoise GROSSETETE (Sud-est)
Jean Pierre AUDY (Centre)
Christophe BECHU (Ouest)
Margie SUDRE (Outre – Mer / Océan Indien)
Maurice PONGA (Outre – Mer / Pacifique)
Marie-Luce PENCHARD (Outre–mer / Atlantique)
Dans son discours, le chef de l'Etat a dressé bilan de la Présidence française de l'Union
européenne : "Nous avons montré que l’Europe pouvait changer, protéger, agir. Il faut que vous continuiez à exiger que l’Europe change."
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