Jeudi 10 septembre 2009
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L'affaire des emprunts toxiques de la SACVL révélée par les Potins
d'Angèle et fort bien expliqué ici et là sur le site de Lyon Mag, est
abordée ce matin par le Progrès.
Pour ceux qui n'auraient pas encore entendu parlé de l'affaire, la SACVL est une société d'économie mixte contrôlée par la Ville de Lyon, qui possède 80% du capital et qui nomme les trois quarts
de son conseil d'administration.
La SACVL est un organisme de logement social gérant près de 8500 logements, principalement à Lyon intra-muros, 120 000 m2 de bureaux, commerces, équipements et 3500 garages. Son chiffre d'affaire
avoisine 47 millions d'euros en 2007.
Dans le cadre de sa politique d'investissement, la SACVL a souscrit des produits financiers hautement spéculatifs, des SWAP en jargon financier, qui ont occasionné uene perte abyssale qui s'élève
aujourd'hui à 30 millions d'euros.
Pour les locataires de la SACVL, cela représente 8 mois de loyer. En l'état actuel des coûts de la construction, une telle somme permettrait de créer des logements pour 1500
personnes, soit 500 familles.
Le conseiller municipal UMP Emmanuel Hamelin s'est exprimé au conseil municipal le 26 mars 2009, sans recevoir la
moindre réponse de la part du maire socialiste. Entre temps, la note a grimpé de 11 millions d'euros !
Début août que la SACVL assignait en justice la banque Paris Calyon, filiale du Crédit agricole, pour défaut de conseil.
Cette nouvelle bataille juridique laisse en suspens la question de savoir qui paiera au final les conséquences de ces placements hasardeux. Pour le moment, c'est le contribuable lyonnais, qui
devrait supporter le plus gros de la somme. En effet, le dernier conseil municipal vient d'attribuer une somme de 25 millions d'euros en comptes courant d'associés.
Au final, la somme pourrait être intégrée au capital de la société lors d'une prochaine assemblée générale, ce qui en l'espèce se traduirait par un abandon de créance de la Ville de Lyon au
profit de la SACVL,. Et ce, malgré les démentis de son président M. Le Faou qui, il faut le souligner, n'est pas responsable de ces placements souscrits avant son entrée en fonction.
Ce matin, Le Progrès annonce déjà ce matin des augmentations de loyer et une réduction des
investissements.
En attendant certainement d'autres mesures plus radicales dans les prochains mois...
Publié dans : Lyon
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